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Le Nutri-Score au cœur du nouveau PNNS

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Le quatrième Programme national nutrition santé (PNNS), lancé par le gouvernement cette semaine, a pour objectif principal de réduire l’obésité et le surpoids en France. Pour ce faire, l’exécutif mise essentiellement sur « l’information du consommateur », à travers le développement du Nutri-Score.

« Sur le Nutri-Score, nous avons fait bouger les lignes », s’est félicitée la ministre de la Santé Agnès Buzyn, à l’occasion du lancement du 4e Plan national nutrition santé, le 20 septembre. Ce plan, matrice de la politique de prévention sanitaire du gouvernement pour la période 2019-2023, prévoit en effet de « promouvoir et développer » le Nutri-Score en France.

L’occasion, pour la ministre, de saluer « l’engouement » pour cet indicateur (pour le moment facultatif) depuis son introduction dans la loi Santé en 2017. « Ce projet n’a pas suscité un enthousiasme débordant à ses débuts, beaucoup avaient prédit un échec. Mais les résultats sont là : près de 200 entreprises ont aujourd’hui décidé d’apposer le Nutri-Score sur leurs produits », a ajouté Agnès Buzyn.

Et pour cause : industriels et distributeurs se convertissent peu à peu. Carrefour a annoncé, le jour même, vouloir intégrer l’indicateur sur « 7000 de ses produits » en France et dans les « pays européens » avant 2022. Récemment, c’est également le géant Nestlé, très réticent il y a deux ans, qui a annoncé son intention d’adopter « progressivement » le dispositif sur ses produits. Les premiers produits concernés devraient arriver en France « dès 2020 ». Ils viennent rejoindre les marques, telles que Danone, Bonduelle, LDC et sa filiale Marie ou encore Fleury Michon, dont les produits arborent déjà le logo multicolore.

Volonté d'étendre Nutri-Score en UE

Avec ce nouveau plan, le gouvernement veut franchir une nouvelle étape. Le PNNS prévoit ainsi d’étendre cet étiquetage « aux produits en vrac » et « en restauration collective et commerciale », afin de « mieux informer les convives sur la qualité nutritionnelle des aliments proposés », et de diminuer drastiquement la « teneur en sel, sucre et gras dans les aliments de consommation courante ».

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L’objectif central du programme est la lutte contre le surpoids dans la population française, alors que près de la « moitié des adultes sont en surpoids » (17 % des enfants) et que « 17% d’entre eux sont obèses » (4 % des enfants). L’exécutif s’est par ailleurs fixé un objectif de -30 % de consommation globale de sel d’ici 2025, réduire de 15% l’obésité chez les adultes (20% chez les enfants).

Sur le plan international, le gouvernement souhaite « rendre obligatoire » le Nutri-Score dans toute l’UE. « Cela sera ma priorité dans mes prochaines rencontres avec mes homologues, et avec le nouveau commissaire européen à la Santé », a précisé Agnès Buzyn. Pour le moment, seuls la Belgique et l’Espagne ont adopté le Nutri-Score.

-30 % de consommation de sel d’ici 2025

Le Nutri-Score s’impose chez les consommateurs

Selon une enquête réalisée par Santé Publique France, publiée le 20 septembre, le Nutri-Score prend une place grandissante dans les habitudes de consommation des Français. La notoriété de l’étiquetage est passée de 58 % en avril 2018 à 81 % en mai 2019. 4 personnes sur 10 connaissant le logo affirment que celui-ci a un « impact sur ses choix alimentaires », contre 3 sur 10 en avril 2018.