Face aux propositions de Jean-Louis Porry, auteur d’un plan d’action pour la filière porcine remis en janvier au ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard, le président de la branche porc du groupe Unicopa, Henri Le Gléau, a indiqué récemment que les pouvoirs publics se trompent de cible. L’expert prévoit, entre autres mesures, « le regroupement des groupements » de producteurs et la restructuration des entreprises d’abattage et de découpe. Dans le numéro de février de Pigalys actualités, lettre d’informations aux adhérents de l’union de quatre groupements actionnaires d’Unicopa, Henri Le Gléau admet difficilement que « la dispersion des éleveurs dans moins d’une vingtaine de groupements en Bretagne (pour 55 % de la production) freine l’indispensable restructuration des entreprises d’abattage-découpe (…) détenues par ces mêmes groupements pour près de 65 % ».
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Il fustige plutôt « le déséquilibre de l’offre par rapport à la demande en Europe », précise-t-il dans son éditorial. Ne pas se tromper de cible : louable objectif, mais comment mettre durablement fin à la crise porcine sans modifier en profondeur la filière ? Pour Henri Le Gléau, « une stratégie collective claire de restructuration des outils coopératifs d’abattage-découpe doit s’exprimer pour rétablir l’équilibre des forces entre la GMS et les salaisons.» Si ce chantier ne se réalisait pas en 2004, « notre filière porcine serait mise en péril », conclut-il.