Abonné

Nicolas Sarkozy « Le paquet énergie-climat est le dossier le plus difficile »

- - 3 min

« Le paquet énergie-climat est sans doute le plus difficile de ma présidence de l’UE », a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de l’édition spéciale du « 19/20 » sur France 3, le 30 juin au soir. « Le paquet est sur la table de l’Europe, il faut réussir à le faire adopter en l’état par les 27 avec une clause de revoyure », a-t-il expliqué.

«La planète danse sur un volcan », a lancé le président Nicolas Sarkozy le 30 juin sur l’antenne de France 3 estimant qu’il fallait « agir tout de suite » sur les questions environnementales. « L’Europe doit montrer l’exemple (…) si on veut faire bouger (sur ces questions : ndlr) la Chine ou le Brésil », souligne Nicolas Sarkozy. Selon lui, « le paquet énergie-climat est sans doute le plus difficile de sa présidence de l’UE ». « Il faut réussir à le faire adopter en l’état par les 27 avec une clause de revoyure », a-t-il expliqué. Les membres de l’UE ont en effet des postures différentes : la Pologne marche à 90 % sur le charbon ; la France marche à 85 % pour son électricité avec le nucléaire ; l’Allemagne a décidé d’arrêter le nucléaire ; les citoyens autrichiens sont à 95 % contre le nucléaire aujourd’hui, a cité le chef de l’État.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

électricité
Suivi
Suivre

« Des trésors de diplomatie »

Le président se dit conscient que ce dossier demande « des trésors de diplomatie ». Il s’est dit là « pour rassembler la famille de l’Europe » sur ces sujets tout en refusant de « sacrifier les entreprises européennes » face au « dumping environnemental » dont elles sont l’objet. Le président Sarkozy souhaite proposer « des mécanismes d’ajustement aux frontières de l’Europe », c’est-à-dire une « taxe pour rééquilibrer la concurrence ». « Il n’y a aucune raison d’importer en Europe des produits qu’on interdit à nos propres entreprises de produire », a-t-il argumenté. « La réciprocité est ma priorité », a-t-il conclu. Même démonstration sur le chapitre du bilan de santé de la PAC, il a indiqué qu’il était « prêt à moins de subventions mais à condition de garantir les prix aux agriculteurs ». Il est revenu sur les normes imposées aux agriculteurs français en citant le cas des jeunes agriculteurs qui « lorsqu’ils rachètent leurs entreprises doivent se mettre aux normes sur le bien-être animal ». Sans oublier le cas des éleveurs et des importations de viande australienne qui ne répondent pas aux même exigences. « J’en ai assez de la naïveté de l’Europe (…). Je veux provoquer un choc salutaire », a conclu le président.