C’est à l’unanimité que, dans la soirée du 27 mai, l’Assemblée nationale a adopté, conforme au texte du Sénat, la proposition de loi (PPL) sur la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires. Pour cette dernière lecture, il ne leur restait qu’à adopter l’article 5 bis relatif à l’étiquetage des bières. Le Sénat avait supprimé l’alinéa interdisant que les mentions présentes sur l’étiquetage fassent apparaître un nom de lieu différent du lieu de production réel de la bière, y compris lorsque cette indication constitue le nom commercial du produit. L’exigence était susceptible de poser des difficultés opérationnelles importantes. Les bières d’abbaye ont été citées en exemple, car elles n’auraient pu être produites qu’au sein du lieu dit pour en avoir le nom. La PPL prévoit malgré tout que l’étiquette des bières mentionne le nom et l’adresse du producteur de bières. La PPL reprend une série d’articles sur la transparence déjà votés par les deux chambres lors de la loi Egalim, mais retoqués par le Conseil constitutionnel pour cause de cavaliers législatifs (miel, vin, "steaks végétaux"…).
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«La FNSEA salue l’adoption récente, par le Parlement, de la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires », indique-t-elle dans un communiqué le 28 mai. Ce texte instaure plusieurs « mesures co-construites avec la profession agricole lors des Egalim » et « marque un nouveau pas dans le renforcement de la traçabilité des produits agricoles ». De leur côté, dans un communiqué commun le 28 mai, les interprofessions bétail et viandes (Interbev) et porcine (Inaporc) demandent au gouvernement de « prendre sans attendre le décret d’application » instaurant l’interdiction de l’utilisation des dénominations animales pour les produits contenant des protéines végétales ("steak végétal", par exemple). Pour cela, la France « n’est pas dans l’obligation d’attendre une éventuelle évolution du droit européen ».
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