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Bien-être animal Le Parlement européen demande de limiter le temps de transport

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Le Parlement européen demande à la Commission européenne et au Conseil de fixer une durée maximale de huit heures pour le transport des animaux destinés à l’abattage. Le Danemark, qui préside actuellement l’Union européenne, a fait de cette question une de ses priorités.

Le Parlement européen a adopté le 15 mars une déclaration pour limiter le temps maximal de transport des animaux vers l’abattoir à 8 heures. Cette déclaration de l’eurodéputée socialiste danoise, Dan Jørgensen, qui fait suite à la collecte de plus d’un million de signatures en Europe dans le cadre de la pétition « 8 heures », va maintenant être examinée par le Conseil et la Commission. Elle appelle à revoir la réglementation sur le transport des animaux vivants au sein de l’UE. Le règlement 1/2005 reconnaît dans ses considérants qu’il « convient que le transport de longue durée des animaux, y compris celui des animaux d’abattage, soit limité autant que possible ». Mais cela n’empêche pas « des voyages très longs, tant en distance qu’en durée, provoquant, chez les animaux, une angoisse intense et de grandes souffrances, et pouvant même entraîner la mort de ceux-ci pendant le trajet », estiment les eurodéputés. « Les animaux doivent être abattus le plus près possible de leur lieu d’élevage et le transport d’animaux vivants devrait être remplacé par le transport de carcasses, pour le bien des animaux, de l’environnement et de l’économie des zones rurales », explique Dan Jørgensen. La présidence danoise de l’UE a fait du bien-être animal l’une de ses priorités. Le Danemark souhaite qu’un accord politique sur le transport des animaux puisse être trouvé à l’occasion du Conseil agricole des 18 et 19 juin.

Soutenir la transformation locale

Dans un projet de rapport de l’eurodéputé polonais du PPE Janusz Wojciechowski, sur la protection des animaux pendant le transport, la commission de l’agriculture du Parlement insiste également sur ce point. Il faut « envisager une initiative législative visant à limiter la durée du transport d’animaux d’abattage à huit heures, avec des exceptions liées aux conditions géographiques et étayées par les résultats d’études scientifiques portant sur la possibilité d’une durée de transport plus longue pour certaines espèces d’animaux, à la condition que les règles du bien-être animal soient respectées », souligne le document. Le rapporteur estime que le transport de viande et d’autres produits animaux est plus facile techniquement et plus rationnel d’un point de vue économique. Il appelle à une révision de la politique européenne dans ce domaine vers le soutien à la transformation locale et aux petits abattoirs locaux, ainsi qu’à la transformation de viande basée sur la livraison d’animaux d’abattage sur de courtes distances.

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