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Le Parlement européen demande une nouvelle stratégie pour le bien-être animal

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Le Parlement européen demande à la Commission européenne de présenter une nouvelle stratégie pour le bien-être animal pour la période 2016-2020. Dans une résolution non contraignante adoptée le 26 novembre en séance plénière à Strasbourg (par 542 voix contre 73 et 23 abstentions), les eurodéputés appellent Bruxelles à donner une suite à sa stratégie 2012-2015. Les États membres doivent intensifier la mise en application de la législation sur la protection des animaux, estiment-ils. Pour cela, Bruxelles devrait évaluer la stratégie actuelle et en élaborer une nouvelle, tout aussi ambitieuse mais prévoyant une simplification des exigences. Il ne faut pas alourdir davantage la charge administrative qui pèse sur les éleveurs déjà saturés d’obligations, souligne la résolution. Mais les normes de bien-être animal ne doivent en aucun cas être tirées vers le bas pour des raisons de simplification administrative, préviennent les députés. Ils rappellent néanmoins que des déséquilibres dans la chaîne alimentaire désavantagent les producteurs, ce qui limite la portée des investissements dans le bien-être animal au niveau des exploitations. Les parlementaires souhaitent que la Commission européenne surveille « de près l’application dans les États membres de la législation de l’Union » et au besoin adapte les moyens d’action ou en trouve de nouveaux.

Dans le cadre de sa politique commerciale et dans ses négociations d’accords commerciaux internationaux, Bruxelles doit donner la priorité au bien-être animal en tant qu’enjeu non commercial, appellent-ils enfin.

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Un certain nombre de députés a souligné qu’il serait contre-productif d’introduire de nouvelles règles de bien-être l’année prochaine, sans s’assurer que les dispositions actuelles soient correctement appliquées. Une position qui est celle de la Commission européenne depuis plusieurs années.