Le Parlement européen a adopté le 12 décembre une résolution non législative, en séance plénière, visant à améliorer les conditions de transport des animaux d’élevage vers leur lieu d’abattage. Les eurodéputés demandent notamment à la Commission européenne d’envisager une limite de 8 heures de trajet entre le lieu d’élevage et l’abattoir, tout en autorisant des exceptions géographiques et scientifiquement fondées pour certaines espèces. Mais comme la limitation du temps de transport ne suffit pas, le Parlement européen demande également des améliorations, fondées scientifiquement, des conditions de transport, notamment de l’espace pour les animaux et un approvisionnement en eau. De plus, les députés estiment que l’UE devrait contribuer à créer des chaînes d’approvisionnement courtes et prendre des mesures pour mettre fin au déclin des petits abattoirs locaux et de promouvoir le traitement de la viande au niveau local. En attendant que ces mesures soient mises en place, le Parlement de Strasbourg souhaite que la législation existante dans l’ensemble des États membres soit mise en œuvre de manière adéquate et uniforme, que davantage d’inspections sur le terrain soient menées et que les sanctions nationales à l’encontre des contrevenants soient harmonisées et beaucoup plus dissuasives. Le nombre d’animaux transportés dans l’UE a fortement augmenté entre 2005-2009, de 70 % dans le cas des porcs par exemple. Un tiers de ces voyages ont duré 8 heures ou plus.
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