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Territoire Le Parlement va interdire l’exploration des gaz de schiste

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Le gouvernement devrait soutenir la proposition de loi de Christian Jacob, président du groupe des députés UMP, visant à interdire l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. L’extraction des ces ressources énergétiques non conventionnelles – telle qu’elle est pratiquée outre Atlantique – est très destructrice pour l’environnement.

L’exploration de gaz et huile de schiste devrait connaître un coup d’arrêt face à la levée de bouclier de l’opinion publique. L’Assemblée nationale examinera le 10 mai, en procédure d’urgence, la proposition de loi de Christian Jacob, président du groupe UMP, visant à interdire l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Le gouvernement a décidé que ce texte serait discuté en urgence. Il passera donc avant les deux autres propositions de loi analogues, déposées l’une par le groupe socialiste (qui était programmée dans la séance réservée au PS le 12 mai) et l’autre par Jean-Louis Borloo. Cette technologie qui permet l’extraction des gaz et huiles dits non conventionnels emprisonnés dans la roche est très destructrice pour l’environnement (forte utilisation d’eau, de produits chimiques). Outre-Atlantique où cette extraction est pratiquée, elle se révèle incompatible avec les pratiques agricoles, notamment. Pour le moment, les travaux sont suspendus pour le gaz de schiste dans l’attente des conclusions d’une mission d’évaluation sur les enjeux environnementaux prévues fin mai. Concernant les huiles, des forages conventionnels vont être autorisés à partir du 15 avril, date de remise d’un rapport sur la question.

Porte laissée ouverte

« Il faut tout remettre à plat, et donc il faut annuler les autorisations qui ont déjà été données », a annoncé François Fillon, mercredi 13 avril, à l’Assemblée nationale. Le gouvernement soutiendra donc la proposition de loi déposée par Christian Jacob. Ces autorisations ont été délivrées « dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes. Il n’y a pas eu assez de concertation (...), pas assez d’information, j’en prends en tant que chef du gouvernement ma part de responsabilité », a déclaré le Premier ministre. Mais à l’heure où le prix de l’essence à la pompe est en train d’exploser, le chef du gouvernement ne ferme pas totalement la porte : « Il n’est pas question de sacrifier notre environnement, mais il n’est pas question non plus de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d’accéder à de nouvelles ressources énergétiques ».

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