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Le pilotage du budget des agences de l’eau fait des vagues

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« Le danger serait d’opposer la biodiversité et l’eau », a déclaré Martial Saddier, lors d’une réunion de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, le 10 juillet. Le député LR s’adressait ainsi au ministre de la Transition écologique, invité à s’exprimer sur son plan biodiversité. Il constate une ponction sur le budget « d’une intensité sans précédent », qui intervient à la fin du dixième programme, « empêchant les agences de l’eau d’honorer les actions de l’État ».

Il affirme que certaines agences voient leur budget baisser de 25 %, tandis que pour d’autres, il augmente. Jimmy Pahun (Modem) rappelle dans la foulée que le prélèvement des ressources des agences de bassins au profit de l’Agence pour la biodiversité et l’Agence nationale de la chasse et de la faune sauvage, était au départ exceptionnel. « Elle est aujourd’hui pérenne, assure-t-il, avant de demander au ministre : peut-on imaginer la mise en place d’un dispositif de péréquation pour soutenir les agences les moins dotées. »

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Nicolas Hulot préfère parler de pilotage, plutôt que d’opposition. Il est selon lui normal de faire évoluer les priorités au fil du temps. « On va lever le pied sur certaines choses, pour se concentrer sur des territoires prioritaires », justifie-t-il. Il souligne des « discussions éprouvantes » avec ses « amis de Bercy », dès qu’il est question des Agences de l’eau. Admettant que rien pour l’heure n’est abouti, il annonce négocier l’obtention dans un premier temps d’un plafond pluriannuel, et d’un système de péréquation. « Les situations entre les bassins ne sont pas les mêmes, il faut donc rentrer dans une perspective de solidarité, dit-il. Mais il faut travailler avec toutes les instances de bassin, chacun défendant son pré carré. »

La ponction avec le plafond mordant est « d’une intensité sans précédent »