La crise grecque, la crise de l’euro, la crise de foi en l’Europe, vont-elles contraindre les Vingt-sept à jeter le bébé avec l’eau du bain ? Pour expliciter le cliché, le cadre financier 2014-2020 de l’UE, le budget de la Pac et la politique agricole commune elle-même vont-ils se transformer en dégâts collatéraux des graves déboires économiques et financiers sur lesquels les chefs d’Etat et de gouvernement ont été de nouveau obligés de se pencher à Bruxelles ? Ou, au contraire, les problèmes actuels, qui s’éternisent, vont-ils amener certains à imposer plus de fédéralisme – moyennant un droit de regard sur le comportement des voisins, comme le souhaite certains dirigeants, une en tout cas – et, en fin de compte, à redresser une Union qui tangue sérieusement ? Car – autre cliché – à toute chose malheur est bon. Paraît-il. Mais, pendant ces grands travaux de modernisation ou de replâtrage, les négociateurs poursuivent leur tâche, en bons soldats. Et c’est ainsi que les autorités françaises viennent de préciser leur position sur la réforme de la Pac, plus précisément sur les propositions législatives de la Commission européennes et sur celles des rapporteurs parlementaires.
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