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Viande Le plan abattoir en route dans le Sud-Ouest

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C’est une grande remise à plat des outils industriels et des filières viandes qui est à l’œuvre dans trois régions du Sud-Ouest : Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Le coup de projecteur de ces derniers jours sur la filière viande dans le sud-ouest ne dit rien des interrogations qui pèsent aujourd’hui sur les outils industriels. Acteur majeur de la région, et totalement discret, le groupe Arcadie a fermé sans préambule l’abattoir de Castelnaudary à l’automne dernier. Cet outil même qui mit le pied à l’étrier des deux frères Spanghero, Laurent et Claude au début de leur aventure. L’abattoir de Gimont, dans le Gers, a fermé également, prenant le même chemin que deux structures plus grandes, et symboliquement plus importantes, Bordeaux et Pau (GLV). Ces fermetures ont toutefois permis à d’autres structures de reprendre du poil de la bête avec les inévitables reports de tonnages qui surviennent lors des cessations d’activité. Pour les interprofessions concernées par le plan abattoir dans le Sud-Ouest, trois régions sont concernées, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. De même, pour l’administration, l’enjeu est bien de pouvoir conserver et consolider des outils industriels, à vocation de service public, et les filières d’amont qui peuvent garantir leur pérennité économique.

De Perpignan à Tarbes

C’était tout l’enjeu notamment pour l’abattoir de Perpignan, dont l’intérêt stratégique semble vouloir être confirmé. Prévu pour 10 000 tonnes, l’abattoir catalan n’en abat plus que 4 000 à 5 000 par an et ses exploitants, la société Guash et les coops bovine et ovine des Pyrénées-Orientales, souhaitent pouvoir déménager et construire un outil moins dispendieux en entretien, notamment. Un déménagement qui permettrait, de plus, de sortir l’outil du centre-ville. Le projet est dans les starting-blocks, les exploitants ont constitué le capital de départ, sont prêts à emprunter entre 3 et 3,5 M€ et « Nous attendons maintenant l’engagement des collectivités pour boucler ce projet de 7 M€ environ », résume Bernard Guash. Qui a pris l’engagement de construire des ateliers de transformation sur 5000 m2 jouxtant le futur abattoir. Perpignan sur des rails fragiles, c’est Tarbes qui chancelle depuis fin janvier avec le retrait annoncé d’Arcadie de la société d’économie mixte qui gérait l’outil. Des solutions sont étudiées dans des transferts de tonnages depuis l’abattoir Fipso de Lahontan dans les Pyrénées-Atlantiques ou depuis l’Aveyron. La remise à plat régionale ne sera pas de trop.

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