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Le plan d’action du Sniv SNCP

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Lassée d’être appelée à la rescousse pour colmater les effets des crises agricoles (en 2007-2008 et cette année), l’industrie des viandes se tourne volontiers vers la salaisonnerie-charcuterie, dont elle déplore la politique d’achat, souvent orientée vers le moins disant.

« Ce n’est pas l’imposition d’un prix minimum par un dispositif d’économie planifiée — ce que comporte en creux la LMA — qui stimulera la véritable contractualisation. » Fort de ce constat de Jean-Paul Bigard, le Sniv SNCP a élaboré un mémorandum en cinq axes pour restaurer la compétitivité des filières viandes françaises.

1 – Réduire les distorsions de concurrence en Europe
Le Sniv SNCP entend bien lutter de tout son poids contre les distorsions de concurrence et souhaite par exemple mettre en cause les pratiques allemandes en matière de travail à bas coût. Elles reposeraient sur une discrimination dépendant de la nationalité et du statut contraires au droit européen. L’harmonisation fiscale et sociale reste toutefois un énorme chantier en Europe…

2 – Alléger les contraintes et les charges qui pénalisent nos coûts de production
Mesures de protection exagérées voire injustifiées, taxe d’abattage destinée à financée l’équarissage, « usine à gaz » de la traçabilité, contractions environnementales… Les industriels français sont las de nombreuses mesures lourdes et coûteuses à gérer et souhaitent ouvrir le débat sur nombre d’entre elles (incorporation des graisses animales dans les aliments du bétail, étude d’impact pour les modes d’organisation collective, affichage environnemental, obtention des certificats sanitaires pour l’exportation…)

3 – Comprendre et anticiper l’évolution des marchés

4 – Développer une politique de l’offre dynamique et adaptée aux marchés
Ces deux axes stratégiques, largement axés sur la communication et le marketing, reposent notamment sur le constat que l’on pense souvent « le marché comme on voudrait qu’il soit et non pas comme il est réellement. » Le Sniv Sncp propose notamment de revoir les appellations pour être davantage en phase avec le niveau de connaissance et les attentes des consommateurs. Et souhaite ardemment voir la mention VPF s’étendre au secteur de la salaisonnerie.

5 – Oser une nouvelle confiance au sein des filières
Promouvoir la culture du dialogue autour de projets structurants : ce chantier culturel est assurément un travail de longue haleine. Le Sniv Sncp propose notamment de redéfinir dans chaque interprofession un projet de filière concret et réaliste et propose des pistes pour chaque filière. On retrouve là encore le souhait de voir la mention VPF s’étendre à la salaison-charcuterie.

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