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Spiritueux/Restructuration financière Le plan de sauvegarde de Belvédère est homologué

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Belvédère, en procédure de sauvegarde depuis juillet 2008 et endetté à hauteur de 580 millions d’euros, vient de voir son plan homologué par le tribunal de commerce de Dijon. Le comité des porteurs d’obligations à taux variables n’est pas satisfait par ce plan de sortie de la sauvegarde et a peur d’être exclu de son champ d’application. Reste à attendre la décision du tribunal le 15 décembre : s’il décide que les porteurs d’obligations à taux variables son exclus du champ d’application du plan, Belvédère n’aura peut-être pas à céder Marie Brizard.

Le tribunal de commerce de Dijon vient d’homologuer les huit plans de sauvegarde (deux sociétés françaises et six polonaises) destinés à rééchelonner sur dix ans la dette du groupe de spiritueux français Belvédère. Le 3 novembre, le groupe Belvédère, qui détient notamment les marques Marie Brizard, Glen Roger’s, William Peel et Sobieski avait remis au tribunal ses comptes du premier semestre 2009 faisant état d’une perte nette de 21,8 millions d’euros (1) et d’un chiffre d’affaires de 425 millions d’euros, en chute de 19,2 %. Endetté à hauteur de 580 millions d’euros, le spécialiste des spiritueux était en procédure de sauvegarde depuis juillet 2008. « Ce plan permet au groupe Belvédère de consolider et de poursuivre son activité dans la sérénité tout en assurant le paiement des créanciers concernés par la procédure de sauvegarde. Belvédère remercie en premier lieu l’ensemble de ses salariés, dont aucun n’a été licencié à cause de la procédure de sauvegarde, pour l’aide qu’ils ont apportée à l’élaboration et à l’aboutissement de ce plan », affirme la direction de Belvédère dans un communiqué.

Le comité des porteurs d’obligations à taux variables insatisfait
Prochaine étape : le 15 décembre le tribunal dira si les principaux créanciers sont inclus dans le plan. Le montant des dettes à rembourser par Belvédère dépendra grandement de cette décision. En effet, si les créanciers qui détiennent les obligations à taux variables sont exclus du champ d’application de la sortie de la procédure de sauvegarde, le remboursement pourrait s’étaler sur dix ans. Belvédère n’aurait peut-être alors pas à se séparer d’actifs importants tels que Marie Brizard. Les groupes La Martiniquaise et Quartier Français sont intéressés par la reprise de la marque française. Quoi qu’il en soit, le comité des porteurs d’obligations à taux variable n’est pas satisfait par cette homologation du plan de sauvegarde. « Seul un plan prévoyant une augmentation très rapide des fonds propres ainsi qu’un désendettement significatif assurerait la pérennité de l’entreprise », affirme-t-il dans un communiqué.

(1) Cf Agra alimentation n°2081 p19 du 15 octobre 2009

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