La coupe de 50 milliards d'euros dans le budget de l'Etat a suscité de nombreuses réactions, notamment de certains députés socialistes qui se sont mobilisés pour qu'un geste soit fait en direction des retraites les plus modestes. Le plan d'économies du gouvernement a finalement été adopté le mardi 29 avril.
LE plan d'économies de 50 milliards d'euros a donc été adopté par l'Assemblée nationale le mardi 29 avril mais 41 députés PS se sont abstenus. Manuel Valls, dans une interview à France Inter le 30 avril, a indiqué « assumer le réformisme » et « la social-démocratie ». Le pacte de responsabilité et de solidarité, compris dans le programme de stabilité, prévoit une baisse de 30 milliards d'euros du coût du travail des entreprises d'ici à 2016, auxquels s'ajoutent plus de 10 milliards de réductions d'impôts d'ici à 2017. Quant aux économies imposées au ministère de l'Agriculture et à FranceAgriMer, elles ne sont pas encore connues mais, selon l'entourage du ministre, il apparaît évident que le ministère et les organismes publics contribueront au plan d'économies.
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Dans une lettre aux parlementaires de la majorité envoyée la veille du vote, le 28 avril, le Premier ministre Manuel Valls propose que « tous les retraités qui perçoivent jusqu'à 1 200 euros de pension » (de base, plus complémentaire) « ne soient pas concernés » par le gel d'un an des revalorisations, ce qui concerne « 6,5 millions de personnes » sur une grosse quinzaine de millions de pensionnés. Initialement, seules les retraites inférieures au minimum vieillesse (792 euros) étaient épargnées. C'est un compromis par rapport au plan d'économies annoncé initialement et qui avait provoqué la fronde de certains députés de la majorité. A noter que les décrets d'application de la réforme des retraites 2014, qui concerne aussi les agriculteurs, ne sont toujours pas parus.