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Coopérative/Stratégie Le pôle alimentaire de Maïsadour monte en gamme

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Maïsadour orchestre la montée en gamme de ses différentes marques avec la gamme Delpeyrat Périgord, un projet d’AOP pour le jambon de Bayonne, un nouveau concept de boutique pour Comtesse du Barry et la montée en puissance de la marque Saint-Sever.

La montée en gamme. C’est la stratégie affichée de Maïsadour sur tous les marchés agroalimentaires où le groupe est présent. La gamme Delpeyrat Périgord, testée chez Carrefour l’an dernier, sera étendue cette année. En 2011, 100 t ont été commercialisées, sur un total de 800 t à marque toutes enseignes confondues (avec les MDD, la production atteint 5 000 t) ; elle propose des produits premium, dont la recette utilise souvent des truffes, à un prix un peu plus élevé que celui des produits Labeyrie. Les produits sont fabriqués sur le site de Payrignac (46), à proximité de Sarlat (24), sur lequel 2 M EUR d’euros ont été investis. À cinq ans, Delpeyrat vise 600 t pour sa déclinaison Delpeyrat Périgord. « La gamme Périgord nous aide à valoriser la marque. Au-delà du prix matière, nous avons vendu un nouveau positionnement », explique Thierry Blandinières, directeur général de Maïsadour. À terme, Delpeyrat vise un prix moyen équivalent à celui de Labeyrie pour l’ensemble de sa gamme, avec un positionnement différent. Delpeyrat va aussi généraliser le label 100 % Sud-Ouest sur sa gamme classique, qui garantit que les canards sont nés, élevés et transformés dans le Sud-Ouest.

Vers une AOP pour le jambon de Bayonne
Sur le jambon de Bayonne aussi, la marque veut se différencier par une montée en gamme. Des jambons séchés neuf mois devraient progressivement remplacer ceux séchés sept mois. Des 12 mois seront également proposés. « Nous travaillons à faire évoluer le cahier des charges avec le consortium du jambon de Bayonne pour, à terme, obtenir une AOP. L’idée, c’est de nous positionner comme le jambon de Parme et de mieux valoriser le bassin de production », explique Thierry Blandinières. Avec 70 % des volumes de jambon de Bayonne, Delpeyrat lance ces produits sans attendre l’évolution du cahier des charges, un dossier qui devrait mettre cinq ans à aboutir. Par ailleurs, Delpeyrat va lancer sous sa marque du jambon noir de Bigorre, un produit d’image pour étayer sa montée en gamme.

Revisiter la marque Comtesse du Barry
Sur Comtesse du Barry, les projets sont également nombreux. Tous les foies gras sont désormais fermiers « pour se différencier de la GMS ». Le logo est retravaillé et un nouveau concept de boutique va être testé à partir de la rentrée. Le groupe cherche également un point de vente à Paris, pour introduire un coin restauration en boutique, et qui pourrait servir de modèle pour des implantations à l’étranger. « Dans les boutiques, nous pourrons avoir un pôle traiteur et nous voulons développer l’axe cadeau, avec des boîtes collector. Nous voulons faire de Comtesse du Barry une marque de la gastronomie française avec une dimension de luxe », explique Thierry Blandinières.

Ouverture du capital de volailles du Périgord
Enfin, le groupe met les dernières touches à la reprise de Volailles du Périgord qui était en liquidation. Ses actifs ont été repris à la barre du tribunal de commerce en janvier dernier, elle a été rebaptisée Fermiers du Périgord. Son capital doit être ouvert à plusieurs coopératives (la Scar, Terres du Sud, Périgord aviculture, Arterris) à hauteur de 49 %, Fermiers du Sud-Ouest restant actionnaire à hauteur de 51%. « Nous avons maintenant vraiment un bassin homogène sur le Sud-Ouest avec le Gers, les Landes et le Périgord. Avec 26 millions de tête de poulets label, nous sommes assez proches de Loué », commente Thierry Blandinières. Fermiers du Sud Ouest veut développer la marque Saint-Sever sur les trois origines et faire monter en puissance le poulet jaune label face au poulet blanc.

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