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Céréales Le port de Rouen investit pour accroître son trafic

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Le port de Rouen investit pour accroître son trafic, notamment céréalier, a déclaré son nouveau directeur général, Philippe Deiss, lors d’une conférence de presse le 15 janvier. Ses dirigeants misent sur une augmentation de la demande mondiale de grains. Le port compte augmenter d’un mètre le tirant d’eau de la Seine entre Rouen et Honfleur pour faire passer de plus gros navires.

Le port de Rouen investit pour accroître son trafic, notamment céréalier, a déclaré son nouveau directeur général, Philippe Deiss, lors d’une conférence de presse, le 15 janvier, sur les résultats 2008 et les perspectives 2009 du port. Les dirigeants du port maritime misent sur une augmentation de la demande mondiale de grains. Rouen compte augmenter d’un mètre le tirant d’eau de la Seine entre Rouen et Honfleur pour faire passer de plus gros navires, et ainsi exporter des volumes plus importants et à des coûts de revient à la tonne plus faibles.

Perspectives à dix ans : 7 à 8 millions de tonnes par an

Annonçant à la presse les résultats en hausse de 22,5% du trafic céréalier de Rouen en 2008, Philippe Deiss, nouveau directeur général depuis septembre 2008 de Grand port maritime de Rouen (GPRM), a indiqué que les perspectives d’expédition du port à l’horizon des dix prochaines années sont de 7 à 8 millions de tonnes par an, contre 5 à 6 actuellement. Deux phénomènes vont jouer en faveur de cet augmentation du trafic céréalier, a-t-il précisé : l’augmentation de la consommation de céréales dans le monde, qui provoquerait un appel accru aux exportations françaises, et l’aménagement du chenal entre Rouen et Honfleur pour faire passer des cargos plus gros.

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« Pour 2009, nous avons prévu, prudemment, des expéditions de 6 millions de tonnes », a ajouté Martin Butruille, directeur commercial du port autonome de Rouen. « Nous sommes persuadés que la consommation mondiale de céréales continuera à s’élever dans les 10-15 ans qui viennent », a-t-il poursuivi. L’aménagement du chenal est une nécessité : « Si on ne le fait pas, les céréales ukrainiennes prendront la place sur les marchés mondiaux ». Cet aménagement consistera à araser en 2011 les points les plus hauts du fond de la Seine. Il est prévu d’enlever ainsi six millions de mètres cubes de gravats.

Un des axes du GPRM pour les années à venir est de « massifier » davantage les acheminements, c’est-à-dire de regrouper les convois sur des barges et des trains, plutôt que les faire venir par petits convois de camions, a ajouté Philippe Deiss. Déjà, l’acheminement des céréales par voie fluviale a grimpé de 36,2% en 2008, à la fois du fait de l’augmentation des exportations et du fait d’une progression en pourcentage des expéditions via le fleuve.