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Finance Le premier closing du fonds italien d’Unigrains atteint 40 M€

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Le Fondo agroalimentare italiano (FAI), sponsorisé par Unigrains, prend son envol avec déjà deux opérations et bientôt une troisième. À terme, le fonds entend rassembler 70 millions d’euros et investir dans une dizaine d’entreprises.

En annonçant le 7 juin avoir déjà rassemblé 40 millions d’euros pour le Fondo agroalimentare italiano (FAI), Unigrains prend définitivement racine de l’autre côté des Alpes. Ce fonds, que la société d’investissement française sponsorise, est même « en passe d’atteindre son objectif de taille finale à 50 millions d’euros et maintient son hard cap à 70 millions d’euros », prévoit Unigrains. Le fonds basé à Milan a mobilisé comme souscripteurs des institutionnels et des family offices français, italiens et suisses ainsi que plusieurs entrepreneurs italiens.

L’année dernière, le fonds a déjà réalisé deux opérations : Trasporti Romagna, un investissement minoritaire dans le cadre d’une opération de capital-transmission familiale d’un transporteur et logisticien spécialisé dans l’agroalimentaire (plus de 125 millions d’euros de chiffre d’affaires), et Sfoglia Torino où le FAI est intervenu en capital développement pour orchestrer une double opération de croissance externe (Idea Quick et Righi) et créer un leader italien du snacking salé et des pâtes feuilletées (plus de 27 millions d’euros de chiffre d’affaires). Une troisième opération en cours de finalisation, sera annoncée prochainement.

Accompagner une dizaine de PME

Mais le fonds veut aller bien plus loin. Il entend investir à terme dans une dizaine de PME italiennes réalisant un chiffre d’affaires compris entre 10 et 150 millions d’euros, de façon minoritaire dans des opération de capital développement ou dans des transactions majoritaires. « Ces opérations financent le développement des entreprises via la croissance externe ou organique, l’internationalisation ou encore dans le cadre de transitions managériales », explique Unigrains.

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Pour servir ses ambitions outre-alpines, Unigrains compte sur une équipe de trois spécialistes issus de Sodica Investimenti, qui ont rejoint la société d’investissement française en 2015 : Francesco Orazi, gérant du FAI, Alfredo Cicognani et Stefano Masini.

Unigrains place beaucoup d’espoir dans son développement en Italie, dont le marché foisonne d’opportunités : « L’industrie agroalimentaire en Italie est numéro 3 en Europe mais reste pourtant fragmentée avec de nombreuses PME gérées par des familles ou des entrepreneurs de la première génération. Avec FAI, nous avons un rôle à jouer dans la transmission intergénérationnelle en favorisant notamment des stratégies de croissance externe et de renforcement managérial », explique Francesco Orazi.

Des entreprises très exportatrices

Avec 132 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016, l’agroalimentaire italien représente une industrie diversifiée. « Les produits laitiers, vins, viande et charcuterie, BVP, biscuits ou encore pâtes en constituent des secteurs de première importance », déclarait fin 2017, Eric Porcheron, responsable des études économiques et stratégies d’Unigrains. Son chiffre d’affaires a progressé de 17 % entre 2007 et 2013 dans un contexte de récession que connaît le pays. Le marché intérieur stagne, mais les exportations restent très dynamiques, souligne-t-on chez Unigrains. Sur les produits de seconde transformation et les boissons, l’Italie dégage un net excédent qui atteignait 14 milliards d’euros en 2016 et continue de croître. Celui-ci est notamment porté par une demande des consommateurs, un peu partout dans le monde, pour la gastronomie italienne, en restauration ou en consommation à domicile.