Jean-Pierre Raffarin s’est exprimé le 18 février au sujet de la future réforme de la loi Galland, en évoquant son « objectif» qui est de pouvoir arriver à une « baisse des prix de 5 %, à financer sur les marges des distributeurs, c’est-à-dire sur la coopération commerciale».
Lors d’une visite au Perreux-sur-Marne consacrée à la présentation d’un plan d’action en faveur du commerce de proximité, M. Raffarin a précisé qu’il ne fallait pas que la distribution demande à ses fournisseurs de financer cette baisse des prix. Il a aussi jugé qu’il fallait « un équilibre entre les prix et l’emploi», qu’il ne fallait pas « de ventes en dessous de seuils prédateurs» et que la future réforme devait être « un projet de loi d’équilibre ».
Pour le Premier ministre, il faut définir précisément la coopération commerciale, c’est-à-dire les prestations ou avantages commerciaux réclamés par les distributeurs aux industriels pour mettre en avant leurs produits dans les rayons. « Cette coopération commerciale a un joli nom, mais les attitudes ne sont pas toujours jolies, jolies, c’est pas toujours très clair, c’est souvent opaque », a lancé M. Raffarin qui, par ailleurs ne « croit pas que l’hypermarché soit l’avenir du commerce ».