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Porcs Le prix du porc en recul continu depuis plusieurs semaines

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Après avoir fait « cavalier seul » au sommet, le prix du porc français est en baisse pour la 5e semaine consécutive. Le niveau se rapproche des prix du nord de l’Europe.

Le prix au cadran est de 1,391 euro le 15 mars. La baisse qui s’opère sur le cours du porc français est continue depuis 5 semaines consécutives. Depuis le début de l’année, la France et l’Espagne faisaient « cavalier seul » dans l’ascension des prix, laissant derrière elles les pays du bassin de production nord-européen. En Espagne, des craintes se faisaient jour concernant la compétitivité de leur production porcine et la perte de parts de marché à l’export vers les pays tiers. Ces inquiétudes s’éloignent avec le recul des prix. Selon le MPB (Marché du porc breton), « ceci devrait redonner de la compétitivité à la viande française, à condition que le prix allemand donne quelques signes positifs ». De fait, même si le prix français diminue, il reste encore élevé par rapport au prix allemand. Parallèlement, le MPB ne manque pas de rappeler que les coûts de production sont à nouveau supérieurs au prix de marché spot. La hausse du prix n’est « hélas pas suffisante pour faire face aux aliments du bétail ». Selon l’Ifip (institut technique du porc), l’indicateur marge brute recule de 17% début 2012 à moins de 700 euros par truie.

La production modérée, « une chance »

Alors que le prix est en chute libre, l’abattage est modéré. « Une chance » selon le MPB. D’après l’Ifip, les données Uniporc font état d’un recul d’environ 1% des abattages en 2011, avec une légère érosion du poids carcasse moyen. Et ce recul de l’offre touche aussi l’Allemagne, premier producteur de porcs charcutiers en Europe. « L’activité cumulée est en repli de 4,4% depuis le 1er janvier du fait d’une moindre production, de moins d’importation de porcs vifs des Pays-Bas et de quelques milliers de porcs supplémentaires exportés ». A eux trois, le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne ont des activités cumulées en net repli sur deux mois (-4,7%), « la plus forte baisse depuis des années ». C’est ce constat qui, selon les experts, rend « incompréhensible l’évolution du cours du porc, à moins que les débouchés exportation de ces pays très importants n’acceptent momentanément pas de revalorisation de prix de la viande ».

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