« L’espoir revenu chez les éleveurs l’été dernier du fait de la hausse des cours qui permettait de couvrir temporairement les charges, a été de courte durée », s’inquiètent la FRSEA et les Jeunes agriculteurs de Bretagne et des Pays de la Loire dans un communiqué de presse du 12 décembre. Les professionnels rappellent que, depuis le pic du 20 septembre à 1,736 euro le kilo, le prix s’est replié pour atteindre 1,399 euro le kilo au 10 décembre. Parallèlement à cette chute du prix, l’aliment a augmenté de 30 euros la tonne, ce qui correspond à une charge supplémentaire de 12 centimes d’euros par kilo de carcasse. « Les producteurs de porcs sont asphyxiés », poursuivent les professionnels. « Pour enrayer au plus vite l’hémorragie », l'Onep (l’Organisation nationale des éleveurs de porcs de la Coordination rurale) propose plusieurs mesures dans un communiqué du 13 décembre. « Tout d'abord, les prix de vente doivent être indexés sur les coûts de l'aliment », indique l’Onep. Ensuite, il faut « limiter le coût alimentaire qui représente plus de 60 % des charges en (…) établissant des contrats directs entre céréaliers et éleveurs, en lançant un grand plan protéines par région et encourageant la fabrication de l'aliment à la ferme », revendique le communiqué.
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