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Avant d’obtenir son investiture par le Parlement européen, le 16 septembre dernier, le président de la Commission européenne a présenté un véritable programme qu’il s’est engagé, devant l’Hémicycle européen, à respecter scrupuleusement.
Ces Orientations politiques pour la prochaine Commission, une cinquantaine de pages rédigées par José Manuel Barroso, indiquent que pour son second mandat, le président garantit « une place de choix dans le développement futur de l’Europe » à l’agriculture. Mais, ajoute-t-il immédiatement, « elle doit s’adapter ». « L’heure est maintenant venue de décider des besoins et du rôle futurs de l’agriculture et du développement rural dans la vision de l’UE à l’horizon 2020 et d’orienter les investissements publics et les efforts d’innovation pour qu’ils débouchent sur une économie rurale prospère », plaide-t-il. Pour ne pas froisser certains pays membres de la Communauté, à l’instar de la France, M. Barroso a promis d’être plus conciliant sur le dossier des OGM. « Dans un domaine tel que celui des OGM, il devrait être possible d’adopter un système d’autorisation communautaire, fondé sur des données scientifiques, tout en laissant la possibilité aux États membres de décider s’ils souhaitent ou non avoir des cultures génétiquement modifiées sur leur territoire », explique-t-il. Une remarque qui ouvre la voie à la création de zones sans OGM. Autre piste évoquée par José Manuel Barroso, la création d’un poste de commissaire responsable de l’ensemble des questions relatives au changement climatique. Ce dernier devrait notamment s’atteler aux problèmes liés à la consommation excessive d’eau dans certains secteurs agricoles, l’une des priorités clairement affichée par le président de l’exécutif européen.
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