La commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a adopté, dans la soirée du 28 septembre, la proposition de loi (PPL) visant à créer un ticket-restaurant étudiant. Les députés ont légèrement retouché le texte adopté au Sénat en première lecture, le 10 juin. L’expression « ticket-restaurant étudiant » a été remplacée par « aide financière proposée aux étudiants ». Cette aide, dont les modalités d’attribution sont à définir par le Conseil d’État, « pourrait prendre la forme de bons d’achats alimentaires ou de titres-restaurants », indique l’exposé sommaire de trois amendements similaires adoptés par la commission. Un nouvel article a été introduit pour que le gouvernement remette tous les ans, au Parlement, un rapport sur l’accès des étudiants à une offre de restauration à tarif modéré.
L’objectif de cette PPL, portée par la députée Anne-Laure Blin (LR, Maine-et-Loire) et le sénateur Pierre-Antoine Lévi (Union centriste, Tarn-et-Garonne) est de permettre aux étudiants situés dans les territoires dépourvus de restaurants et cafétérias universitaires (gérés par les Crous) de pouvoir se restaurer à un tarif modéré. Ceci, grâce à une convention d’agréement entre certains établissements alimentaires « de droit public ou privé » et les Crous.
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Dans une interview à la chaîne LCP le 28 septembre, en amont de l’examen en commission, Anne-Laure Blin indiquait vouloir un dispositif « concret et pragmatique ». L’étudiant « achèterait son repas à 3,30 € (ndlr. le “tarif social” pratiqué pour les non-boursiers dans les restaurants universitaires), l’État compléterait de moitié, ce qui permettrait d’avoir un ticket-restaurant à 6,60 € », détaillait la députée. « Après, on peut toujours amplifier l’aide, et la subvention de l’État […]. Mais voilà, [l’étudiant] aurait, de manière dématérialisée, une carte magnétique qui lui permettrait ensuite d’aller faire ses courses dans une grande surface ou bien d’aller chez un restaurateur pour pouvoir se restaurer ». Le texte sera discuté en séance plénière à l’Assemblée le 7 octobre.