Après deux années de controverses et de manifestations marquées par la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre 2014, le projet initial de barrage à Sivens a été abandonné par l’État qui va ouvrir des discussions pour une retenue d’eau moins ambitieuse. Initialement, le projet devait retenir 1,5 million de mètres cubes d’eau. L’arrêté d’abandon de la retenue d’eau de Sivens prévoyant l’abrogation de la déclaration d’intérêt général du projet a été signé le 25 décembre par le préfet du Tarn et son collègue du Tarn-et-Garonne. Cet arrêté est susceptible d’un recours devant le tribunal administratif de Toulouse, précise le texte. Il va permettre d’engager les discussions sur la nouvelle retenue d’eau qui va s’inscrire « dans l’un des premiers projets de territoire » voulus par la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a affirmé M. Carcénac, président socialiste du Conseil général et sénateur du Tarn. Les travaux pourraient débuter d’ici deux à trois ans. Ce projet est soutenu par les agriculteurs du syndicat majoritaire.
Xavier Beulin : l'arrêté « ne remet pas en cause le projet de Sivens ».
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Xavier Beulin, président de la FNSEA, a rappelé que l’arrêté en question « ne remet pas en cause le projet de Sivens ». Il s’agit d’un « recalibrage du projet » initial. La profession agricole représentée par son syndicat « attend la réalisation de cet ouvrage pour des questions agricoles et de salubrité. » En revanche, le projet est combattu, entre autres, par le député européen écologiste José Bové, la Confédération paysanne et par les zadistes. Surnommé le « Sivens light », la nouvelle retenue pourrait être construite en amont et devrait représenter la moitié de l’ancien projet. Les opposants préconisent plutôt « plusieurs retenues avec des petits lacs collinaires » ou encore « une meilleure utilisation des retenues existantes dans la zone ».