Pascal Martens président du GDS de la Côte d'Or, appuyé par Jean Godry, président du GDS de la Gironde et Marc Gayet, président de GDS France, s'est étonné du nombre d'élevages recontaminés par la tuberculose bovine, une zoonose. Lors de l'assemblée générale des groupements de défense sanitaire (GDS), le 30 mars, il s'est interrogé sur le rôle de la faune dans ces recontaminations. Il a également dénoncé les délais trop long d'indemnisation financière et le manque d'homogénéité dans les mesures entre départements. « Il s'agit de garder une cohérence afin que les éleveurs ne remettent pas en cause le système de prévention », souligne Marc Gayet. Pascale Briand, directrice générale de l'alimentation, a répondu qu'« un avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est attendu dans le courant du mois d'avril » afin d'« objectiver la part de l'origine environnementale dans la contamination ». Prendre en compte la dimension de santé publique tout en respectant les protocoles internationaux de protection des animaux est toute la difficulté. Selon elle, un « système de prévention plus élargi » est en cours d'étude. François Cognat, président du GDS de l'Ain, constate également que certains éleveurs en difficulté mettent en péril la santé des autres élevages, ne pratiquant pas les vaccinations, et parle d'« une administration défaillante ». Les factures élevées d'équarrissage incitent également les éleveurs à enterrer directement leurs animaux au point d'avoir des problèmes de résurgence du charbon dans l'Est.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.