Le protoxyde d’azote, produit notamment par l’épandage des engrais azotés et certaines activités industrielles, est désormais le gaz émis par les activités humaines le plus destructeur pour la couche d’ozone et devrait le rester au XXIe siècle, selon une étude américaine publiée vendredi 28 août par la revue scientifique américaine Science. La contribution du protoxyde d’azote est désormais supérieure à l’ensemble des contributions des autres gaz destructeurs réunis, et cela devrait se poursuivre tout au long de ce siècle. Les chercheurs de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) estiment qu’un tiers du protoxyde d’azote émis dans le monde provient des activités humaines. Outre l’épandage des engrais dans les champs de cultures, ce gaz est aussi émis par le fumier du bétail, le traitement des eaux et la combustion de la biomasse. Ses émissions ne figurent pas dans la liste des substances encadrées par le protocole de Montréal sur l’ozone mais il est au menu du projet de traité sur le climat qui sera discuté lors de la conférence de Copenhague en décembre.
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