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Préparations naturelles peu préoccupantes Le purin d’ortie autorisé mais beaucoup de plantes encore interdites

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Alors que l’arrêté autorisant la mise sur le marché du purin d’ortie est publié au Journal officiel, l’association Aspro PNPP et la Confédération paysanne regrettent que seule cette préparation emblématique, parmi de très nombreuses autres, soit autorisée.

«Les préparations dites purins d’orties, obtenues à partir de feuilles fraîches ou séchées d’ortie et suivant la recette figurant dans l’arrêté, sont désormais autorisées à être mises sur le marché en tant que substance à usage phytopharmaceutique », précise un communiqué du ministère de l’Agriculture en date du 28 avril.
« Le ministre publie par ailleurs une liste de plantes pouvant être utilisées pour élaborer des préparations naturelles peu préoccupantes, sans indiquer qu’il interdit toujours l’utilisation de la majorité d’entre elles (…). Cette liste ne correspond pas aux pratiques locales ; ne figurent pas par exemple la fougère, la consoude et bien d’autres plantes ou produits non végétaux (argile, petit lait, eau chaude...) couramment utilisés », s’insurge l’association Aspro PNPP (Association pour la promotion des préparations naturelles peu préoccupantes) dans un communiqué. Cette dernière attend une solution globale et critique des « effets d’annonces à l’approche d’échéances électorales ».
Pour la Confédération paysanne, « le ministère prend à sa charge le dossier de l’ortie, le symbole de la mobilisation pour les PNPP ». Mais « qui paiera les frais de l’inscription européenne des autres substances de base ? Le coût du dossier, inadapté aux PNPP, est exagéré par rapport au chiffre d’affaires annuel des entreprises artisanales du secteur ». « La liste annoncée, à grand renfort de publicité, des plantes susceptibles d’être utilisées pour des PNPP ne remplace pas leur inscription à l’annexe européenne que le gouvernement impose toujours. Et les 200 000€ annoncés dans la “feuille de route du ministre”, pour le développement des produits biologiques ne permettront de mener à bien qu’un très petit nombre de dossiers », poursuit le syndicat.
La Confédération paysanne rappelle que, selon le rapport Herth lui-même, sur lequel s’appuie la décision du ministre, « la volonté du législateur excluait clairement (les PNPP) du champ des produits phytopharmaceutiques ». Le syndicat regrette que le ministre l’ignore et continue dans la mauvaise direction.

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