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Le rabais britannique de nouveau attaqué par Paris

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Le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton a affirmé le 6 avril qu’il n’y aurait pas d’accord sur le budget de l’UE pour 2007-2013 sans une remise en cause du rabais britannique. « Il n’est pas envisageable de conclure un accord sur les perspectives financières (2007-2013 de l’UE) sans une remise en cause de ce dispositif», a déclaré M. Breton, qui était auditionné par la délégation pour l’UE de l’Assemblée nationale française.

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Avant lui, le président Jacques Chirac avait estimé le 23 mars au sommet de Bruxelles qu’un « équilibre convenable» pour le futur budget de l’UE ne pourrait être atteint que par une remise en cause du rabais britannique. « Vingt ans après sa mise en place, le chèque britannique ne se justifie plus. Les conditions qui prévalaient en 1984 ont changé », a renchéri le 6 avril M. Breton, en précisant que l’enjeu n’était « pas de l’arrêter tout de suite», mais de se donner un objectif de « cinq, six ou dix ans » pour sa remise en cause. « Le Royaume-Uni a comblé son retard économique par rapport au reste de l’Union et en est devenu, ce dont je me félicite, l’un des pays les plus prospères. La politique agricole commune a été profondément réformée. Elle n’a plus rien à voir avec la politique des excédents, des stocks d’intervention pléthoriques et des restitutions massives. Le budget de la Pac ne représente plus 75 %, mais moins de la moitié du budget européen », a-t-il argumenté. « Dans une Union à 25, plus hétérogène, il n’est donc pas concevable qu’un pays soit exonéré de son devoir de solidarité vis-à-vis des 10 nouveaux États membres. Je vous rappelle que la France contribue à ce jour à hauteur de 30 % (soit 1,5 milliard d’euros par an) au financement du chèque britannique » qui représente un rabais annuel de près de 4 milliards d’euros depuis 1984, a-t-il ajouté.