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Céréales Le recours à l’intervention en orge dépasserait largement 1 Mt

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Les stocks d’orge de fin de campagne 2009/2010 pourraient s’alourdir, compte tenu d’un moindre intérêt des fabricants d’aliments du bétail pour la céréale et de la concurrence à l’export. FranceAgriMer prévoit plus d’1 Mt d’orge à l’intervention pour cette campagne. L’office prépare les capacités de stockage.

Un stock de fin de campagne qui s’annonce plus élevé en orge qu’en blé, alors que la production de la première est trois fois inférieure à celle du second : voilà qui n’est pas sans poser problème pour la campagne 2009/2010. En un mois, FranceAgriMer a nettement relevé ses prévisions de stock en orge. Les réserves pourraient finalement atteindre 3,8 Mt contre 3,3 Mt prévues en novembre, pour un stock de blé tendre évalué à 3,5 Mt. La faute à de moindres utilisations d’orge en alimentation animale et à une baisse des exports. Les fabricants d’aliments semblent privilégier les coproduits des biocarburants, tels les tourteaux de colza et de tournesol ou les drèches de blé et de maïs. Ils n’utiliseraient qu’1,5 Mt d’orge au lieu des 1,6 Mt prévues en novembre. Côté export, 4,745 Mt seraient vendues hors des frontières de l’Hexagone, contre 5 Mt envisagées en novembre.

L’Arabie saoudite pourrait réduire ses achats d’orge
L’Espagne reverrait ses achats à la baisse tandis que l’orge ukrainienne ferait concurrence à l’origine française sur le marché mondial. Les perspectives de débouchés pourraient encore se détériorer. « L’Arabie saoudite envisage de supprimer les subventions à l’importation en riz, a indiqué Michel Ferret, chef du service marché et études filières, à l’issue du conseil spécialisé « céréales » de FranceAgriMer, le 9 décembre à Montreuil. Les mêmes rumeurs circulent à propos des subventions à l’importation en orge, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle ». Même si les usines d’éthanol substituaient jusqu’à 20 % de blé par de l’orge, ce qui semble possible techniquement, cela ne suffirait pas à résorber les stocks. Pour l’instant, les opérateurs français ont offert à l’intervention 372 000 tonnes d’orge, principalement en provenance de Champagne-Ardennes.

FranceAgriMer prêt à gérer plus d’1 Mt de céréales à l’intervention
« La dynamique de mise à l’intervention est beaucoup plus faible que dans d’autres pays », a précisé Christian Vanier, directeur « animation » des filières de FranceAgriMer. Mais le rythme pourrait s’accélérer. « Nous sommes prêts à gérer plus d’1 Mt de céréales à l’intervention et nous pensons même que nous irons bien au-delà », a-t-il souligné. L’Office vient de faire partir son premier train d’orge d’intervention au départ de Champagne-Ardenne vers le port de Dunkerque. Un premier appel d’offre européen lui a permis de s’assurer une capacité de stockage de 570 000 tonnes en France. Un second est en route pour un volume à peu près équivalent. Pour Rémi Haquin, président de la section céréales de l’Office, l’intervention ne devrait concerner que l’orge. « Historiquement, à 3,5 Mt de stock de report en blé, nous devons tenir sans intervention », a-t-il indiqué. Mais Christian Vanier n’exclut plus l’arrivée de blé dans les silos de l’Office. A fin novembre, les Etats membres avaient déjà offert 180 000 t de blé à l’intervention sur le total de 1,97 Mt.

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