Bien que les achats publics de beurre et de lait écrémé en poudre se poursuivent à un rythme soutenu dans l’UE, les courbes de prix à la production sont toujours mal orientées. « Les signes » évoqués récemment par Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’agriculture, montrant que les prix sont en train de se stabiliser, sont encore peu perceptibles .
Du 1 er mars au 3 avril, 97 346 tonnes de lait écrémé en poudre sont entrées dans les stocks publics de l’Union (Allemagne 29 053 t, France 20 233 t, Belgique 10 310 t, Pays-Bas 9 236 t, Irlande 7 845 t, Royaume-Uni 5 544 t, Suède 3 557 t, Pologne 5 239 t). La Commission européenne a informé les Etats membres que les portes de l’intervention se fermeront dès que les stocks atteindront 109 000 tonnes de lait écrémé en poudre mais que les achats se poursuivront par voie d’adjudication, comme cela se pratique déjà pour le beurre. Lors de la deuxième adjudication pour le beurre, la Commission a accepté toutes les offres, soit un volume de 14 612 tonnes à un prix maximum de 220 euros/100 kg (6 665 tonnes avait été achetés au même prix lors de la première adjudication le mois dernier). La Commission a par ailleurs indiqué que les quantités de beurre placées sous contrat de stockage privé s’élèvent à 68 502 tonnes. Les marchandises sont stockées principalement en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Enfin, la Commission a maintenu inchangé le niveau des restitutions à l’exportation. Elle a délivré des certificats pour 13 398 tonnes de lait écrémé en poudre à un prix maximum de 22 euros/100 kg, 4 816 t de beurre à un prix maximum de 60 euros/100 kg et 623 tonnes de butter-oil à un prix maximum de 73 euros.