Aryzta a annoncé le 12 mars la signature d’un accord définitif pour la vente de la totalité du capital et des actifs de son activité nord-américaine aux États-Unis et au Canada à une filiale de la société de capital-investissement américaine Lindsay Goldberg, pour une valeur d’entreprise totale de 850 M$ (712,7 M€) en numéraire. La transaction, soumise aux habituelles conditions réglementaires, « devrait être finalisée d’ici la fin de l’exercice 2021 en cours », précise le boulanger industriel suisse. Une cession prévue de longue date, qui « permet une réduction significative de la dette et une solidité du bilan. Cela nous permet désormais de nous concentrer sur de nouvelles améliorations opérationnelles et le retour à la croissance organique », a commenté Urs Jordi, président-directeur général par intérim d’Aryzta. La cession des activités nord-américaines permet ainsi à Aryzta d’atteindre, dans un délai plus court qu’envisagé, l’objectif fixé dans le cadre de son plan stratégique, qui portait sur 600 à 800 M€ de produits de cessions d’actifs sélectionnés pour réduire la dette. Mais une fois cette cession réalisée, Aryzta aura encore à faire pour effacer sa dette, car il détient des emprunts hybrides d’une valeur de 950,3 M€. « Nous allons d’abord nous pencher sur la dette bancaire, puis sur les intérêts courus sur les emprunts hybrides et enfin sur les obligations elles-mêmes », a précisé Urs Jordi, lors d’une conférence avec les analystes. Mais ce dernier exclut pour autant toute augmentation de capital.
Dans la foulée, trois jours plus tard, le groupe a publié ses comptes pour le premier semestre de l’exercice 2021. Déjà dans une passe difficile, Aryzta n’a pas été épargné par la crise de la Covid-19 et a vu son chiffre d’affaires baisser de 22,4 % à 1,29 Mrd€. Pour les seules activités poursuivies (hors les cessions envisagées), le recul des ventes atteint 21 % à 752,5 M€. Le bénéfice opérationnel (Ebitda) a quant à lui baissé de 26,5 % à 124,8 M€, et la marge d’Ebitda se tasse donc à 9,7 %, contre 10,3 % à la même période de 2019. Au bilan, la dette nette s’est légèrement creusée à 869,5 M€.
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Compte tenu du contexte incertain lié au Covid-19, Aryzta ne donne pas de prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2021, mais vise à l’horizon 2022, un taux de marge d’Ebitda de 12,5 % (8,9 % en 2019), « basé sur la mise en œuvre de son modèle commercial multilocal, de nouvelles économies de coûts et de l’amélioration de ses performances », est-il indiqué dans le communiqué du 15 mars.