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Salon des maires Le refus d’une ruralité-musée

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Un des mérites du Salon des maires, qui s’est tenu du 23 au 25 novembre, est d’avoir révélé que nombre d’élus locaux ne se satisferaient pas d’une ruralité-musée. La façon idéale pour eux de donner une réalité économique aux territoires est de confier davantage d’activité économique aux espaces ruraux et au sein de ceux-ci au secteur agricole.

La ruralité, c’est bien, mais si elle animée par une vie économique, c’est mieux. Un atelier qui s’est tenu le 24 novembre lors du Congrès des maires, événement qui s’est tenu dans le cadre du Salon des maires, a été l’occasion d’entendre à plusieurs reprises une population extérieure au monde agricole défendre l’activité agricole face à l’étalement urbain, et déplorer le recul des terres agricoles. Le sujet de l’atelier, « Utilisation des sols : le maire face aux conflits d’usages », avait pour thème les lois Grenelle 1 et 2 et la LMA, qui proposent de nouveaux dispositifs pour maîtriser le mitage urbain, afin de préserver les terres agricoles et les espaces remarquables.

« Eviter de consommer des terres agricoles »
Jean-Louis Denoit, maire de Viviez, commune de l’Aveyron, et membre du groupe de travail « Sols pollués » à l’Association des maires de France (AMF), a appelé à la réhabilitation des friches industrielles, pour y implanter de nouvelles activités industrielles, une fois la dépollution achevée. Ainsi, « on évite de consommer des terres agricoles », a-t-il fait valoir.
Le débat s’est porté sur les espaces naturels et les activités économiques. « L’activité économique est un élément de la qualité de la vie sociale », a souligné Pascal Vautier, président de la Fédération nationale des conservatoires d’espaces naturels. Pascal Vautier, également président du conservatoire d’espaces naturels de Haute-Normandie, a évoqué un projet qu’il tente de faire aboutir, consistant à installer un éleveur sur 20 hectares dans une zone humide. « Nous recherchons un partenaire compétent dans le domaine agronomique et écologique (taux de chargement de bétail à l’hectare, relation entre le sol et l’alimentation des têtes), et seul un agriculteur peut le faire, tout en animant la vie économique », a-t-il indiqué. « Nous ne voulons pas que nos conservatoires soient des musées. Contrairement à ce que l’on pense souvent, la présence de l’homme permet de maintenir la biodiversité », a ajouté le président des conservatoires d’espaces naturels.
Signe révélateur de l’aspiration à l’activité agricole dans les espaces naturels : une plaquette de l’organisation écologiste mondiale WWF, distribuée à l’entrée de l’atelier, prônait « une ville désirable », avec une photo montrant des immeubles d’habitation, avec au premier plan un troupeau de vaches broutant dans une prairie.

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