La part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l'UE continue de progresser. En 2012, elle a atteint 14,4% (contre 13,1% en 2011), selon l'observatoire EurObserv'Er.
La part des énergies renouvelables dans la consommation brute d'énergie finale totale de l'UE à 27 est passée à 14,4 % en 2012, contre 13,1 % en 2011, a indiqué le consortium EurObserv'Er le 6 janvier. La consommation totale d'énergie (renouvelable ou non) de l'UE a continué de baisser en 2012, en lien avec la crise économique. Cette réduction est estimée par EurObserv'Er à 8 Mtep (de 1 133,3 Mtep en 2011 à 1 125,2 Mtep en 2012), quand dans le même temps la consommation d'énergies renouvelables a augmenté de 13,4 Mtep (de 148,8 Mtep à 162,2 Mtep). Cette augmentation s'explique en partie par la hausse de la consommation de biocarburants pour atteindre les objectifs européens d'incorporation (10% d'énergie renouvelable dans les transports en 2020).
Mais cette hausse est également due à la prise en compte, pour la première fois dans les calculs d'EurObserv'Er, des critères de durabilité pour la consommation de biocarburants qui doivent être remplis dans le cadre de la directive énergie renouvelable. « Il s'avère qu'en 2011 certains pays de l'Union n'avaient pas encore mis en place ces critères de durabilité ou n'avaient que partiellement certifié leur consommation », explique EurObserv'Er, tout en reconnaissant que cette intégration des biocarburants durables dans le calcul des énergies renouvelables est un facteur « de nature administrative ». « En 2012, le niveau de biocarburant certifié a été beaucoup plus important, ce qui a mécaniquement augmenté la part renouvelable ».
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Les capacités de production d'énergies renouvelables – électriques et thermiques – ont également progressé dans l'UE que ce soit les filières éolienne, photovoltaïque, biogaz ou biomasse solide (notamment par le biais du développement des unités de cogénération à partir de bois et de déchets agricoles).
Dans un courrier adressé aux commissaires européens à l'énergie (Günther Oettinger) et au climat (Connie Hedegaard), les ministres de l'énergie de huit Etats membres de l'UE (Allemagne, France, Italie, Belgique, Irlande, Portugal, Danemark et Autriche) ont appelé à fixer un objectif européen pour les énergies renouvelables en 2030 qui prolongerait celui de 20% d'énergie renouvelable dans l'UE en 2020. « L'objectif contraignant pour 2020 a été le moteur principal du déploiement actuel des capacités renouvelables dans l'UE, ce qui a créé des emplois et de la croissance », écrivent les ministres. Mais la France, le Royaume-Uni et l'Espagne ne veulent pas d'objectif contraignant pour 2030, car cela réduirait d'autant la part du nucléaire dans leur bouquet énergétique national. L'option envisagée par la Commission européenne serait d'atteindre 30% d'énergies renouvelables pour 2030 mais cet objectif serait non contraignant et fixé au niveau communautaire et non national. Ce dispositif devrait être présenté le 22 janvier par Bruxelles dans le cadre de nouvelles propositions pour amplifier la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l'UE en 2030 qui devraient être portés à 40% contre 20% en 2020.