L’année 2003 ne fera pas exception. Structurellement en baisse depuis des années, la consommation de viande ovine en France a encore baissé de 5% par rapport à 2002. Les cours à la production ont subi leur baisse saisonnière habituelle entre Pâques et la deuxième semaine d’août, tout en restant supérieurs à leur niveau de 2002.
Sur les 10 premiers mois de l’année, la consommation recule de 5,1%. La relative fermeté des prix à la production, répercutée au niveau du détail, explique en partie ce fléchissement des achats. Sans surprise, les cours des ovins à la production ont connu une baisse saisonnière habituelle, diminuant de 5,33 euros/kg net à 4,34 euros/kg net entre Pâques et la deuxième semaine d’août, tout en restant supérieur à son niveau de 2002. La bonne tenue de la cotation s’explique par une baisse de la production de mai à août 2002. Fluctuante depuis la mi-août, la cotation ovine reste nettement inférieure à son niveau de 2002. Depuis le début de l’année 2003, la cotation ovine est en moyenne inférieure de 3,1% à son niveau de 2002, mais reste supérieure de 17% à celui de 2000. Avec une prévision à 113 000 tec, la production ovine française devrait rester stable par rapport à 2002.
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Import en recul
Dans le même temps, les importations reculent (-7,6% par rapport à 2002). Sur les 100 000 tec importées de janvier à septembre, les expéditions du Royaume-Uni (37 000 tec) ont repris 10% par rapport à 2002, mais restent inférieures de 37% à leur niveau de 2000. La Nouvelle-Zélande limite ses envois vers la France (28 000 tec), en retrait de 16% par rapport à 2002, mais à un niveau qui reste néanmoins supérieur de 19% aux volumes de 2000. Sur l’année, le volume d’import devrait atteindre 140 000 tec (-3% par rapport à 2002). Côté export, les volumes restent limités (7000 tec de janvier à septembre), mais en hausse de 27% par rapport à la même période en 2002. Sur l’année, l’exportation de viande ovine pourrait atteindre 11 000 tec. En vif, les exportations (290 000 têtes pour 4200 tec) ont augmenté de 12% sur les trois premiers trimestres, et pourraient s’afficher à 450 000 têtes (6 500 tec). L’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas sont les principaux pays à avoir stimulé l’export français.