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Le repreneur de Bio C’Bon sera connu le 2 novembre

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Les candidats à la reprise de Bio C’Bon ont défendu leurs offres le 16 octobre devant le tribunal de commerce de Paris, qui a mis son jugement en délibéré au 2 novembre. Les trois principales offres sont portées par Biocoop, Carrefour et le groupe Zouari.

Les candidats à la reprise de Bio C’Bon ont défendu leurs offres le 16 octobre devant le tribunal de commerce de Paris, qui a mis son jugement en délibéré au 2 novembre. Les trois principales offres sont portées par Biocoop, Carrefour et le groupe Zouari.

Le tribunal de commerce de Paris a, le 16 octobre, examiné comme prévu les différents projets déposés dans le cadre de la reprise de Bio C’Bon, placé en redressement judiciaire début septembre. Des offres déposées par son concurrent Biocoop, en tandem avec le distributeur Marcel & Fils, le groupe Carrefour et le groupe familial Zouari, associé à l’ancien directeur général de Biocoop, Gilles Piquet-Pellorce, pour les mieux-disants, qui toutes promettent de reprendre une grande partie du millier de salariés. Le jugement sera rendu le 2 novembre.

Lors de l’audience, chacun des candidats a exposé son plan. Biocoop « est resté sur [son] axe qui est essentiellement le maintien de l’activité et la durabilité de l’emploi et de l’activité », a expliqué à sa sortie Pierrick De Ronne à l’AFP. L’offre de Biocoop, en association avec Marcel & Fils, promet la reprise de 104 magasins sur les 120 que compte Bio C’Bon, mais « 100 % des salariés, dans les magasins, à la logistique ou au siège », soit 1 021 personnes (effectifs au 30 septembre 2020). Le distributeur spécialisé a en outre substantiellement augmenté le montant de son offre à 17,5 millions d’euros. Un prix qui reste néanmoins bien inférieur aux 60 millions d’euros proposés par Carrefour, dont Pierrick De Ronne s’est expliqué, indiquant n’avoir « jamais porté l’idée qu’on aurait l’offre la mieux-disante financièrement, mais que la durabilité de l’emploi et le maintien de l’activité peuvent être prépondérants. Le volet financier ne sera pas le seul volet de décision, en tout cas on le souhaite et on l’espère ».

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Carrefour, de son côté, outre ces 60 millions d’euros de prix de cession, annonce plus de 40 millions d’euros d’investissements, et s’appuie sur l’expertise de son "monsieur Bio", Benoît Soury, ancien dirigeant de La Vie claire, pour défendre un projet de reprise large : 107 points de vente et 1 009 salariés au total, repris ou reclassés. Quant à lui, le groupe Zouari, franchisé du groupe Casino et actionnaire des surgelés Picard, chiffre le prix de cession global à 10 millions d’euros et prévoit de reprendre 120 magasins, soit 100 % du parc, « 100 % du personnel des magasins » et « 100 % du personnel de la logistique et l’ensemble du personnel administratif ». Ce groupe familial s’appuie, lui aussi, sur un bon connaisseur de l’écosystème bio, en la personne de Gilles Piquet-Pellorce, ancien directeur général de Biocoop et promet « 70 millions d’euros » d’investissements, « sur fonds propres », notamment pour la rénovation des magasins. Il a aussi le « soutien total et sans réserve » de l’association Adibio, qui défend les intérêts de 2 850 particuliers qui avaient investi pour le développement de Bio C’Bon, et craignent de perdre leur mise, qu’ils évaluent au total à 114 millions d’euros. Enfin, un dernier candidat était également présent à l’audience : le distributeur alimentaire de la galaxie Mulliez Auchan a déposé une offre portant sur 57 magasins et 318 emplois, notamment en Ile-de-France (38 magasins, 220 emplois). Naturalia (groupe Casino), un temps candidat à cette reprise avait finalement renoncé à présenter un dossier.

Reste donc maintenant au tribunal à déterminer l’offre la plus à même d’assurer la pérennité de l’entreprise, dont le passif est estimé entre 200 et 240 millions d’euros selon des proches du dossier, tout en préservant au maximum l’emploi.