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Financement Le réseau Crédit agricole veut renforcer son rôle sur les territoires

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Le réseau Crédit agricole entend renforcer son rôle de financeur des activités économiques sur les territoires. Ce fut le message principal de la présentation des résultats du réseau des caisses régionales le 3 avril par Dominique Lefebvre, président de la FNCA (Fédération nationale du Crédit agricole) et de son équipe. En matière de distribution de crédits nouveaux, le pôle agriculture fut d’ailleurs le seul à s’orienter à la hausse en 2012. Toutefois, le réseau s’inquiète des conséquences des nouvelles normes prudentielles dites Bâle III sur le financement de l’économie locale.

Cela s’appelle le « pacte coopératif et territorial » : le réseau des caisses de Crédit agricole vient de formaliser l’ensemble des efforts qu’il compte réaliser pour développer son ancrage sur les territoires du pays. Rien d’étonnant à cela. Les aléas de la crise financière ont montré à quel point l’essentiel des risques se concentrait sur la banque internationale. La banque de détail et le financement de l’activité locale restaient le pôle solide du réseau. La FNCA entend renforcer cette situation. Cela avait été décidé comme une des 12 priorités du congrès de Bruxelles. Cinq domaines sont concernés : la relation avec les clients ; le développement économique des territoires ; la gouvernance coopérative et mutualiste ; les pratiques de relations humaines et sociales ; la responsabilité sociétale sur les territoires. Un rapport annuel doit permettre de suivre la mise en application de ces engagements.

7 millions de sociétaires

Parmi eux figure évidemment l’ambition de développer le nombre de sociétaires. En 2012, 415 000 nouveaux sociétaires ont permis d’atteindre le nombre de 7 millions début 2013. 3 000 recrutements sont prévus en 2013 par ailleurs. Concernant l’accueil du public, l’objectif est de moderniser les services rendus, notamment en ayant recours à la banque numérique, sans pour autant rendre le service bancaire impersonnel. « Avec un coefficient d’exploitation de 55%, ce qui est un bon score, note Bertrand Corbeau, DG de la FNCA, nous avons moins besoin que d’autres de réduire nos frais généraux ». De plus, les 21 millions de clients de la Banque verte nécessitent un maillage encore dense. L’heure n’est pas, assure-t-on au Crédit agricole, à la réduction du nombre de bureaux.
Concernant les territoires, il faut d’ailleurs noter que c’est souvent la clientèle historique du réseau qui en assure la solidité. Ainsi, tandis que le volume global de crédits nouveaux a plutôt baissé en raison du ralentissement économique, les crédits à l’agriculture ont, eux, augmenté de 2,9%. Sur l’encours de crédits fin 2012 de 396 milliards d’euros, l’agriculture représente 34 milliards (6,45 milliards de crédits nouveaux en 2012). Le poste principal est l’habitat avec 219 milliards d’euros. Autre marché traditionnel de la Banque verte, celui des collectivités locales (communes, départements, régions). Le Crédit agricole y représente environ 4,4 milliards d’euros sur un marché global de 20 milliards.

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