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Production porcine Le revenu passe par l’agrandissement, selon 27% des producteurs de porc

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L'agrandissement de l'exploitation n'est pas la solution privilégiée par les éleveurs bretons de moins de 150 truies pour améliorer leur revenu. Ce constat est le résultat d'une étude de Marie-Laurence Grannec, ingénieur d'études à la Chambre d'agriculture de Rennes, et de Céline Chevance, chargée de mission à la même chambre, présentée aux 43e journées de la recherche porcine, les 15 et 16 février 2011.

Les éleveurs de porcs bretons de moins de 150 truies « mettent en avant la nécessité d'améliorer leur revenu pour pouvoir continuer » à exercer leur métier. Cette amélioration passe pour 27% d'entre eux par une augmentation de la taille de l'exploitation. Ces résultats proviennent d'une étude de Marie-Laurence Grannec, ingénieur d'études à la Chambre d'agriculture de Rennes et de Céline Chevance, chargée de mission à la même chambre, présentée aux 43e journées de la recherche porcine (15 et 16 février 2011). Les élevages de moins de 150 truies représentent plus de la moitié des élevages naisseurs-engraisseurs bretons et 1/3 des porcs produits. La majorité de ces éleveurs considère qu'améliorer son revenu passe par une progression de leurs résultats techniques (82%) et notamment de la productivité (68%), par une meilleure différenciation de leur produit via un signe de qualité (1/3 des éleveurs) ainsi qu'une diversification de leur production (25%). Selon l'étude, « 84% des éleveurs attendent plus de sécurité dans les prix et 83% estiment que l'évolution du prix du marché sera cruciale pour le maintien de la filière bretonne ».

Une mise aux normes conditionnant l'évolution de la production

43% des éleveurs estiment également que « l'avenir de la filière est dépendant des politiques européennes » et 29% des politiques nationales. Par ailleurs, plus d'un cinquième d'entre eux (23%) ne savent pas s'ils vont réaliser ou non les travaux de mise aux normes (logement des truies en groupe) et 10% prévoient déjà de ne pas le faire. « Extrapolés à l'ensemble des élevages de moins de 150 truies, ces chiffres correspondent respectivement à environ 8 et 3% des porcs charcutiers produits », avance l'étude. Le taux de réalisation de ces travaux de mise aux normes conditionnerait à moyen terme le niveau de production porcine, avait estimé en 2009 les chambres d'agriculture de Bretagne en partenariat avec l'Observatoire des industries agroalimentaires. En effet, cette mise aux normes conduirait à une hausse des coûts de production « évaluée entre 0,57 et 1,30 cts €/kg », d'après une autre étude datant de 2006 de Claudie Gourmelen et al, disponible à l'Institut du porc (Ifip).

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