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Le salaire de ses dirigeants dévoilé, la FNSEA « assume » et porte plainte

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La FNSEA condamne « la publication des montants de rémunération [de ses] collaborateurs, qui n’a d’autre but que de déstabiliser notre syndicat ». Dans une enquête publiée le 19 février, Mediapart révèle les salaires de plusieurs cadres dirigeants de la FNSEA, dont celui du directeur général Clément Faurax (13 400 euros bruts par mois). Le site d’investigation s’attarde aussi sur la situation de l’ancienne directrice Catherine Lion, qui cumule une pension de retraite et un salaire de conseillère à temps partiel à la FNSEA, pour un total de « plus de 12 500 euros par mois ». Un cumul « autorisé par la loi », précise Mediapart.

Interrogé par l’auteure de l’enquête, Clément Faurax reconnaît des niveaux de salaires « extrêmement importants », mais qui « sont dans la grille de ce qui se fait dans le secteur des organisations professionnelles de l’importance de la FNSEA ». À titre d’exemple, le salaire de M. Faurax est supérieur à ceux des dirigeants de syndicats de salariés (entre 3 100 et 7 000 euros nets par mois en 2018, selon Libération). Mais il se situe à un niveau équivalent à celui d’un dirigeant d’entreprise de plus 50 salariés (117 964 euros nets par an en 2015, selon l’Insee). La FNSEA emploie environ 120 personnes à son siège parisien. Citant une étude du Cedap (Centre d’études des directeurs d’associations professionnelles) de 2015, elle affirme que les salaires qu’elle pratique sont « en dessous des normes de rémunération pour une organisation professionnelle nationale de cette taille ».

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La FNSEA critique un « article tenant plus du règlement de comptes que de l’enquête journalistique », et déplore que « l’auteure de cette enquête […] ne se soit pas interrogée sur les motivations de son contact ». Indiquant que l’article est basé sur des « documents internes à la FNSEA […] transmis en toute illégalité », la centrale syndicale indique avoir déposé plaine pour « vol d’informations ». Par ailleurs, la FNSEA « assume pleinement les niveaux de rémunération de ses cadres dirigeants », précise le communiqué.

Des niveaux de salaires « extrêmement importants » mais « dans la grille »