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Le scénario catastrophe de la sortie de l’euro

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Une étude de la banque suisse UBS a récemment tenté d’évaluer le coût d’une sortie de l’euro. D’un point de vue purement légal, l’Europe n’a prévu aucune clause organisant la sortie d’un pays de la zone euro. Selon le Traité de Lisbonne un retrait est le fruit d’une initiative et de la volonté d’un pays mais aucun mécanisme précis n’est annoncé. Concrètement, le candidat à une sortie devra négocier un amendement aux traités afin de mettre en place une procédure de départ. Mais sortir de la zone euro ne se fera pas sans casse et sans coûts.
L’auteur, Stéphane Déo relève les coûts suivants :
1. La devise du pays sortant, surtout s’il s’agit d’un petit pays à l’économie affaiblie,  chutera de 60% par rapport à l’euro.
2. Les problèmes de paiement de la dette publique et des dettes des entreprises  entraîneront une hausse de 7% sur le coût du capital.
3. Le volume du commerce subira une contraction de 50% notamment parce que les autres pays instaureront des droits de douane pour se protéger des effets de la  devaluation de la monnaie.
4. Si la moitié des dépôts en banque sont retirés avant la sortie du pays, le coût de l’effondrement du système bancaire est évalué entre 50 et 60% des dépôts courants.
5. Pour un membre de la « périphérie » de la zone euro, comme la Grèce, le ticket de sortie coûterait donc, sur le PIB, entre 9 500 et 11 500 euros par personne la première année et, entre 3 000 et 4 000 euros, pour chaque année suivante.
L’auteur en conclut qu’il y a peu de chance qu’un pays veuille ou accepte de quitter la zone euro.
Pour en savoir plus : lire problèmes économiques, Crise de la dette : menaces sur l’euro ? (n°3029) – Documentation française

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