Les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit souhaitent que l'accord de libre-échange transatlantique soit conclu d'ici la fin de 2015. Un accord soutenu par l'industrie agroalimentaire de l'UE dont la représentation à Bruxelles a été visitée par des manifestants au lendemain du sommet européen.
R ÉUNIS à Bruxelles le 18 décembre, les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit ont demandé, dans leurs conclusions sur la promotion de l'investissement en Europe (1), « un nouveau renforcement du système commercial multilatéral ainsi que la conclusion d'accords commerciaux bilatéraux avec des partenaires essentiels ». Selon eux, « l'UE et les États-Unis devraient faire tous les efforts nécessaires pour conclure, d'ici la fin de 2015, les négociations sur un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (PTCI) qui soit ambitieux, global et mutuellement bénéfique ».
Manifestation à BruxellesAu lendemain du sommet européen, 2 000 personnes selon la police, 3 000 selon les organisateurs, et des dizaines de tracteurs ont encerclé symboliquement le bâtiment du Conseil de l'UE à Bruxelles, une action menée sous l'égide de l'Alliance D 19-20, rassemblement de syndicats, d'ONG et de collectifs d'activistes, pour dénoncer l'austérité en Europe mais également l'accord commercial en cours de négociation entre l'Union et les États-Unis.
Des groupes de manifestants ont aussi fait irruption dans les locaux de l'association européenne de l'industrie agroalimentaire, FoodDrinkEurope, qui a publié le même jour une prise de position rappelant qu'elle « soutient fortement les négociations pour un accord de partenariat transatlantique ambitieux ».
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Cet accord « offre une excellente occasion de se concentrer sur l'élimination ou la réduction des lourdes et coûteuses barrières non-tarifaires, y compris les obstacles sanitaires et phytosanitaires et autres barrières techniques, tout en maintenant des normes de sécurité élevées », estime FoodDrinkEurope, qui qualifie de « non négociables » les normes environnementales et de sécurité européennes ». L'industrie agroalimentaire de l'UE soutient aussi la libéralisation douanière entre les deux rives de l'Atlantique « tant qu'elle tient compte aussi des sensibilités des PME du secteur européen de l'alimentation et des boissons et les sous-secteurs ».
(1) Voir même numéro