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Expérimentation Le secteur alimentaire impliqué dans l’affichage environnemental

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Le ministère de l’Environnement a retenu 168 entreprises dont une part importante dans le secteur alimentaire (transformateurs, distributeurs, agrofourniture, biomatériaux…) pour expérimenter l’affichage environnemental des produits, en application du Grenelle de l’environnement. Cette phase test doit débuter le 1er juillet pour une durée d’un an afin d’évaluer la possibilité d’une généralisation de la démarche. Les émissions de gaz à effet de serre mais aussi les impacts sur la biodiversité et l’eau seront mesurés.

Le ministère de l’Environnement a présenté mardi 8 mars le nom de 168 entreprises retenues pour participer à l’expérimentation de l’affichage environnemental des produits, qui débutera le 1er juillet. Parmi ces entreprises, 50 sont dans le secteur de l’alimentaire, 20 dans les boissons et quelques-unes dans les biomatériaux et les agrofournitures. En ce qui concerne le secteur agricole, des coopératives agricoles, des transformateurs, des fabricants d’agrofournitures, des enseignes de distribution ou encore des entreprises viticoles y figurent. A titre d’exemple ont été sélectionnées : Agricom (fruits et légumes), Bonduelle (légume en conserve), Champagne Céréales, Nouricia, InVivo, Corea (céréales, alimentation animale), Frayssinet (fertilisants organiques), la CAVAC Biomatériaux (produits d’isolation), Madrange (charcuterie), Glon (œufs), Château Larose Trintaudon (vin), Cereco (transformation de céréales bio), Biocoop SA (transformation de céréales), Euralis gastronomie ou encore Fermiers du Sud ouest (volaille).

Multicritères
L’expérimentation, qui durera au moins un, an concernera 1 000 produits. L’objectif de cet engagement du Grenelle de l’environnement sera d’informer les consommateurs sur l’impact écologique des produits. La France veut que cet affichage soit multicritère, le niveau d’émission de gaz à effet de serre ne sera pas le seul paramètre étudié. L’impact sur la biodiversité ou l’eau devra également être mesuré. Différents modes de communication vers le consommateur seront testés (internet, téléphonie mais aussi affichage en magasin ou sur le produit) et la forme de l’affichage pourra varier d’un produit à l’autre. Par ailleurs, l’Ania (Association nationale des industries agroalimentaires) souhaite, pour accompagner ses adhérents dans cette démarche, développer un guide de bonnes pratiques afin de définir des règles communes. « Si le dispositif d’affichage tel que prévu aujourd’hui présente encore des lacunes méthodologiques, les coopératives souhaitent être présentes au cœur du dispositif pour anticiper les enjeux, contribuer à l’évaluation de l’expérimentation et apporter leur avis lié aux réalités des entreprises et des agriculteurs sur le terrain », indique Coop de France dans un communiqué. A l’issue de l’expérimentation, un rapport d’évaluation sera remis au Parlement qui décidera si une généralisation de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits est possible.

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