Le négoce américain des produits laitiers refuse d'être obligé de renoncer à des dénominations de fromages qu'il qualifie de génériques, en vertu d'un éventuel accord entre l'UE et les États-Unis sur la protection des indications géographiques. Une démarche en leur faveur avait été entreprise en mai par plusieurs sénateurs auprès de l'administration à Washington.
«N OUS nous opposons fortement à l'approche exagérée de l'UE qui restreint sur son territoire et les pays tiers, par le biais d'accords de libre-échange, l'usage de dénominations génériques, communes, sous prétexte que ces produits ne peuvent que venir de régions spécifiques de l'Europe », a averti un représentant du Conseil américain de l'exportation des produits laitiers (USDEC), Maike Moellers, lors d'une rencontre avec les parties intéressées organisée le 16 juillet à Bruxelles par les négociateurs du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (1).
LORS de la rencontre avec les parties intéressées organisée le 16 juillet à Bruxelles par les négociateurs du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, le Comité européen des entreprises vins (CEEV) a rappelé qu'il était favorable à « l'inclusion d'un ambitieux chapitre sur le vin » au sein de cet accord.
Selon lui, il faudra entre autres, dans cette perspective, « solutionner les problématiques non-résolues à ce jour - notamment l'entière protection de toutes les IG européennes et américaines ».
Selon lui, seule la protection de « produits avec une référence géographique spécifique incluse dans leur nom » est « raisonnable », par exemple « Gouda Hollande » ou « Brie de Meulun ».
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Aux termes de la législation européenne, « les producteurs américains ne peuvent pas vendre leurs produits sous des dénominations génériques sur le marché de l'UE » (parmesan, feta...), souligne l'USDEC. Et, si, en plus, cette règle devait être transférée sur le marché américain en conséquence d'un accord commercial bilatéral, « des centaines de compagnies aux États-Unis et d'exploitations seraient affectées ».
« Nous estimons que les négociations sur les indications géographiques devraient être sorties du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement et être menées dans un forum séparé afin d'évaluer les préoccupations légitimes des deux parties », a conclu le représentant de l'USDEC.
(1) Voir même numéro