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Un comité national des biocarburants, chargé d’assurer une meilleure coordination des actions des différentes structures administratives compétentes, a été mis en place le 13 avril 2010 au Sénégal. Il constitue un « cadre juridique, stratégique et législatif » approprié pour une gestion des politiques de biocarburants au Sénégal, considéré comme un secteur « stratégique » de l’économie nationale. Selon Thérèse Coumba Diop, ministre des Energies renouvelables, des Biocarburants et de la Pisciculture, l’ambition du gouvernement sénégalais est de faire du pays, l’un des plus gros producteurs de biocarburants en Afrique. L’objectif est de produire 1,2 milliard de litres d’huile brute de biocarburants sur 32 100 hectares, dans les 5 prochaines années par la promotion de la culture de jatropha, afin de réduire la facture pétrolière du Sénégal. C’est une solution « alternative » pour la diversification des ressources énergétiques du pays. Déjà, 500 millions de litres de biocarburants sont produits par la Compagnie sucrière sénégalaise (au nord du pays).
Un cadre juridique réglementant la production des biocarburants est en cours d’élaboration « très avancé », a indiqué pour sa part Sadia Faty, directeur des biocarburants et de la biomasse. Chaque année, le Sénégal dépense plus de 100 millions de francs CFA (plus de 152 000 Euros) à l’importation de produits pétroliers. Selon les estimations officielles, le Sénégal dispose de 3,8 millions hectares de terres arables dont seuls les 2 millions sont encore exploités.
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