Abonné

Enseignement agricole Le Snetap demande un plan d’urgence pour les établissements en difficulté

- - 3 min

Le Syndicat national de l’enseignement technique agricole (Snetap) avait appelé à une journée de grève reconductible et de manifestation le 23 septembre contre la réforme des retraites. En toile de fond : les problèmes qui s’accumulent depuis quelques années du fait d’un manque de moyens. Le syndicat demande un plan d’urgence pour les établissements les plus en difficulté.

Si la réforme des retraites était le motif de l’action du 23 septembre, d’autres raisons ont servi de moteur à l’action. La rentrée 2010 n’a pas été satisfaisante, selon le Snetap, car « les options supprimées n’ont pas été rétablies, les plafonnements d’effectifs sont toujours en vigueur et conduisent à refuser des élèves et à interdire le redoublement de certains … », explique un communiqué du 17 septembre. D’autre part, « la montée en puissance de la voie professionnelle réformée a conduit de fait à des fermetures de classes dans l’enseignement public, pendant qu’elle a permis à l’enseignement privé de se développer, notamment dans les maisons familiales. La précipitation avec laquelle le gouvernement a choisi de mener ses réformes (voie professionnelle, seconde générale et technologique, BTSA et formation des enseignants) a conduit à une mise en place chaotique et à une parution tardive des textes qui met les enseignants en grande difficulté pour l’organisation de leurs enseignements », poursuit le syndicat. Enfin, « le non-remplacement des personnels administratifs, techniciens et de santé interdit le fonctionnement normal des services dans certains établissements, fait peser la charge de travail sur les agents restants et génère de la précarité par un recrutement massif de contrats aidés ».

Des moyens exceptionnels
Pour les agents contractuels enseignants, « le ministre n’a pas tenu ses engagements d’augmenter de façon significative les postes aux concours internes », critique le Snetap. Ce dernier « exige que l’intégralité des inscrits sur les listes complémentaires soit intégrée ». Pour ce qui est des concours externes, « l’affectation des stagiaires lauréats, avec prise de fonctions dès la rentrée, devant les élèves et sans formation, génère, chez ces jeunes collègues, inquiétude, angoisse et malaise », selon le syndicat qui organisera le 9 novembre un séminaire sur le métier d’enseignant afin d’élaborer des propositions.
L’enseignement supérieur n’échappe pas aux mêmes problèmes, selon le syndicat qui consacrera une journée à l’enseignement supérieur agronomique et vétérinaire le 22 octobre 2010, à Montpellier. Toutes ces raisons conduisent le Snetap à demander au ministre de mettre en place « un plan d’urgence qui a pour objet d’identifier les établissements les plus en difficultés et de les doter de moyens exceptionnels ».
« Ce sont aujourd’hui des créations d’emplois dans les budgets à venir qu’il faudra si la direction générale de l’enseignement et de la recherche veut véritablement promouvoir l’enseignement agricole public », estime le syndicat, regrettant que le prochain budget prévoie des suppressions de postes au sein du ministère de l’Agriculture.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.