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Enseignement agricole public Le Snetap engage des actions de blocage de centres d’examen

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Le bras de fer entre le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap) et le ministère de l’Agriculture continue. Le syndicat proteste contre des suppressions de postes dans l’enseignement agricole. Estimant insuffisantes les réponses du ministère, il a entamé un mouvement de blocage des centres d’examen.

Le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap), principal syndicat de l’enseignement public, peine à se faire entendre du ministère de l’Agriculture. Reçus le 11 juin au ministère, les syndicats demandaient le rétablissement des postes supprimés, soit « 45 emplois de contractuels qui menacent 60 à 70 collègues », « 88 emplois d’enseignants et 64 d’administratifs au budget 2009 qui conduiraient à ne pas organiser la rentrée prochaine correctement » ainsi qu’un « moratoire sur les suppressions d’emplois dans le cadre de la préparation du budget 2010 ». Ils n’ont pas eu gain de cause.

Le ministère a toutefois rappelé dans un communiqué du 12 juin l’attribution de 132 postes équivalents temps plein permettant le maintien ou le recrutement d’environ 180 enseignants ainsi qu’un volant de 90 000 heures supplémentaires. Mais pour les syndicats, ils ne compensent pas les 177 suppressions d’emplois annoncées il y a quelques semaines. La différence est de 45 postes.
« L’enseignement agricole public a déjà perdu 88 postes d’enseignants qui n’ont pas été inscrits au budget 2009. Si nous en ajoutons encore 45, nous arrivons à 133 postes. Ce qui signifierait que plus de 10% des agents contractuels perdraient leur emploi en 2009 », avait calculé Annick Mérien, alors secrétaire générale du syndicat.
Une « mise en coupe réglée », selon le syndicat
Le 12 juin, un premier centre de correction des examens a été bloqué dans l’enseignement agricole public. Le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap), principal syndicat de l’enseignement public, annonce une multiplication des blocages dans les jours à venir.
Le premier blocage concernait le CAP agricole, dont les corrections devaient se dérouler dans les locaux de la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt de Poitou-Charentes à Poitiers, selon un communiqué du Snetap. « Une vingtaine de personnes déterminées, issues des lycées agricoles publics de Poitou-Charentes et du Limousin, ont bloqué dès 7 h 30 du matin le centre de correction des épreuves écrites du CAP, et l’autorité académique a par suite été contrainte de reporter lesdites corrections et de repousser d’autant les délibérations », poursuit le communiqué. « Aussi, tant que le gouvernement ne mettra pas fin à la “mise en coupe réglée” de notre appareil public de formation agricole, les personnels vont multiplier, comme annoncé, les blocages de centres de correction d’examens (BEP, BAC, BTS) et cela partout sur le territoire national ! », annonce le Snetap.

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