Abonné

Enseignement agricole Le Snetap quitte les Assises de l’enseignement agricole public

- - 2 min

Le principal syndicat de l’enseignement agricole public a décidé de ne plus participer aux Assises en cours après l’annonce de 224 suppressions d’emplois à la rentrée prochaine. Il organise des contre-assises prévues le 10 novembre – date de clôture des assises officielles – pour faire connaître ses propositions.

Le lien de confiance que Bruno Lemaire était parvenu à instaurer avec les responsables du Snetap, principal syndicat de l’enseignement agricole public, semble rompu. Conséquence immédiate : le syndicat a annoncé qu’il interrompait sa participation aux assises de l’enseignement agricole public, ouvertes du 10 septembre au 10 novembre. « Le Snetap avait accepté de participer aux Assises de l’enseignement agricole public avec pour préalable un moratoire sur les suppressions d’emplois et en général sur la réduction des moyens dans l’enseignement agricole public qui a déjà payé un lourd tribut ces dernières années », explique Jean-Marie Le Boiteux, secrétaire général du Snetap.
« C’est une des revendications majeures qui avaient motivé toutes les actions de l’année scolaire 2008/2009 (rétentions de notes, manifestations, blocages des centres de correction…) », rappelle un courrier adressé par le syndicat au ministre début octobre.

Des suppressions d’emplois plus importantes qu’en 2008/2009
Dans ce contexte, l’annonce début octobre de 224 suppressions d’emplois dans l’enseignement (sur 730 au sein du ministère de l’Agriculture) dont 221 enseignants, a été vécue comme une provocation. Ce chiffre est en effet supérieur à celui de l’an dernier soit 155 suppressions d’emplois dans l’enseignement agricole dont 77 dans le privé et 88 dans le public.
Le syndicat regrette également dans son courrier que des questions « primordiales dans l’organisation d’un service public d’enseignement » soient « systématiquement écartées ou contournées » lors des réunions des assises.
Afin que ses propositions soient entendues, le syndicat organise des contre-assises le 10 novembre. Il espère réunir tous les élus nationaux et régionaux (environ 150 personnes). L’objectif est de communiquer auprès de la presse et du parlement. Celui-ci est le dernier levier que l’enseignement agricole peut actionner pour apporter une correction au projet de budget.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

enseignement agricole
Suivi
Suivre