Lors de son 25 Congrès à Hyères du 26 au 30 mai, le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap-FSU) a fait le constat d’une « dégradation sans précédent des moyens » de l’enseignement agricole public. Il a demandé au ministre de rétablir les postes supprimés et, en cas d’échec, appelle le personnel à bloquer les corrections des examens.
Le Snetap-FSU a fait le constat d’une « dégradation sans précédent des moyens » qui ne permettra plus « d’assurer le fonctionnement normal des établissements ». C’est pourquoi le congrès a décidé de poser « un ultimatum » au ministre pour « le rétablissement de l’ensemble des postes supprimés pour la rentrée 2009 » soit « 45 équivalents temps plein de contractuels, 88 postes d’enseignants titulaires et 64 d’administratifs » ainsi que pour « la transformation de 90 000 heures de cours supplémentaires en emplois ». Enfin, le syndicat attend « un moratoire sur les baisses de moyens pour les années à venir ».
A l’appui de cette demande et pour exiger des réponses du ministre, la décision a été prise d’appeler à une manifestation « massive » à Paris le 11 juin à l’occasion du Cnea (Conseil national de l’enseignement agricole) qui réunit les instances de l’enseignement public et privé ainsi que l’administration. « Mais le ministère vient de nous apprendre l’annulation de ce Cnea », a expliqué le nouveau secrétaire général Jean-Marie Le Boiteux.
Aussi, en cas d’échec, le syndicat « demande à tous les personnels d’empêcher les corrections d’écrits des examens par l’appel à la grève et le blocus des centres de correction ».
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« Nous ne voulons pas prendre en otage les élèves et les examens auront lieu normalement, écrits et oraux. Nous ne bloquerons que les centres de correction », a ajouté Jean-Marie Le Boiteux.
Les autres syndicats, à l’exception du Sgen-CFDT, se joignent au Snetap dans cet appel au blocus des centres, selon Jean-Marie Le Boiteux.