Abonné

FILIÈRES ANIMALES/ORGANISATION PROFESSIONNELLE Le Snia salue des avancées mais reste inquiet pour l'élevage

- - 2 min

Le Snia a salué des avancées dans la gestion politique de l'élevage, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, mais reste très préoccupé par l'avenir des filières animales. Le syndicat des industries de la nutrition animale a ainsi salué les choix retenus dans la mise en œuvre de la politique agricole commune (mesures en faveur de l'élevage, soutien aux protéines végétales qui restent toutefois à flécher vers l'alimentation animale), la réforme des installations classées (le décret introduisant le régime d'enregistrement est paru au Journal officiel du 31 décembre 2013), et la mobilisation pour les filières en difficulté.

La situation de l'élevage et de la nutrition animale n'en reste pas moins critique. Selon le Snia, la production d'aliments composés devrait passer sous la barre des 21 millions de tonnes pour 2013, soit une chute de plus de 10 % depuis 2001, alors que d'autres pays européens ont connu une progression de leur activité sur cette période.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

De janvier à novembre 2013, la production d'aliments composés a chuté de 1,4 % selon les estimations du Snia, tirée vers le bas par les aliments pour porcs (-4,1 %). Sur les 297 100 t d'aliments perdus, 220 000 l'ont été dans le porc. A titre de comparaison, le tonnage moyen des groupes de nutrition animale est de 147 000 t. La volaille a chuté de 0,9 % et la filière bovine de 0,3 %. Pour 2014, le syndicat prévoit une chute des volumes de 1,3 %, avec une dégradation des aliments pour volaille (-2 %), une légère amélioration des aliments pour porcs qui restent toutefois dans le rouge (-2,5 % à – 1 %), et une amélioration des aliments pour bovins (+ 0,5 % à + 1,5 %).

Les chantiers restent nombreux aux yeux du Snia. Si le régime d'enregistrement est une avancée, le syndicat réclame toujours une harmonisation complète de l'application du régime des installations classées en Europe, ainsi que de l'utilisation de certains produits en nutrition animale (médicaments, additifs…). « Une de nos préoccupations concerne les protéines animales transformées. Si certains bassins les utilisent et pas la France, cela créera une distorsion de concurrence certaine », explique Stéphane Radet, directeur général du Snia. Le syndicat entend également faire en sorte que le contenu de la plateforme « viande française » inclue un volet nutrition animale qui pourrait s'appuyer sur la démarche qualité Oqualim.