Après plusieurs acteurs de la filière animale récemment, c’est au tour du Syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) de demander le retour des graisses et des protéines animales transformées dans l’alimentation des porcs et des volailles. Le syndicat souhaite notamment « la mise au point d’outils d’identification de l’origine des espèces pour les protéines animales » et la révision des cahiers des charges des productions animales.
Le Syndicat national de l’industrie des viandes (Sniv) souhaite le retour des graisses animales et des protéines animales transformées dans l’alimentation destinée aux porcs et aux volailles. Après plusieurs prises de positions de différents acteurs de la filière sur le sujet Voir Agra Presse Hebdo n°3127 du 12 novembre 2007 et n°3126 du 5 novembre 2007, le syndicat a également fait entendre sa voix dans sa lettre de conjoncture du 12 novembre.
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« Des outils de contrôles dans les usines »
Pour le syndicat, l’absence d’utilisation de graisses animales dans l’alimentation des monogastriques ne repose pas seulement sur des problèmes techniques (taux d’impureté inférieur à 0,15% à respecter). « La vraie raison est d’ordre économique et commercial : les cahiers des charges des opérateurs d’aval imposent souvent une alimentation 100% végétale et minérale ; exigence que les fabricants d’aliments du bétail transforment en argument pour ne pas avoir à gérer dans leurs chaînes de production un double flux (végétal / animal) avec les risques de contaminations croisées que cela comporte », souligne-t-il. Concernant les protéines animales transformées (PAT) de porc et de volaille, « l’obstacle majeur à leur réhabilitation est la mise au point d’un outil de contrôle de l’espèce d’origine dans les usines », estime le syndicat. Le Syndicat des industries françaises des coproduits animaux (Sifco) reconnaît d’ailleurs Voir Agra Presse Hebdo n°3127 du 12 novembre 2007 et n°3126 du 5 novembre 2007. que toutes les usines ne segmentent pas totalement leurs productions et « qu’elles devront y aller davantage pour trouver des débouchés ». Le Sniv souhaite « engager d’urgence 4 actions » : revoir les cahiers des charges pour y réintroduire l’utilisation des graisses de volaille et de porc, réglementairement autorisées, obtenir des pouvoirs publics un positionnement clair sur le taux d’impureté de 0,15% dans les graisses de cuisson, renforcer l’action visant à mettre au point un outil d’identification de l’origine des espèces pour les protéines animales et engager les fabricants d’aliments du bétail dans une réorganisation des flux pour permettre techniquement la mise sur le marché de produits d’origine animale.