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Dumping social Le SNIV-SNCP toujours en alerte face au dumping social en Europe

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Le Collectif contre le dumping social en Europe a été reçu à Matignon le 24 mars. « Le cabinet du Premier ministre s’est engagé auprès des représentants du collectif à mobiliser les différents ministères concernés (Travail, Affaires européennes, Agriculture) », explique le Syndicat national des industriels de la viande (SNIV-SNCP). Par ailleurs, le syndicat demande avant toute mesure de transfert de charges sociales annoncée par François Fillon lors du congrès de la FNSEA, le 31 mars, de faire d’abord appliquer les lois européennes.

«Une délégation du Collectif contre le dumping social était reçue le 24 mars au cabinet du Premier ministre, François Fillon », annonçait le Syndicat national des industriels de la viande (SNIV-SNCP) dans sa lettre d’information du 1er avril. « Le cabinet du Premier ministre s’est engagé auprès des représentants du Collectif à mobiliser les différents ministères concernés (Travail, Affaires européennes, Agriculture) », explique le SNIV-SNCP. Mais pour le syndicat, « une confusion sur les causes demeure ». Il a tenu à rappeler « que le dossier concerne le détournement par les acteurs économiques allemands des lois sur les travailleurs détachés et le travail intérimaire… » Pour lui, « l’objectif immédiat est de ramener les opérateurs allemands au strict respect de la législation européenne. L’objectif de convergence des modèles sociaux français et allemands nous paraît, lui, beaucoup trop lointain ». Argument que reprend le syndicat à la suite de l’intervention de François Fillon, au congrès de la FNSEA le 31 mars, dans sa lettre d’information du 7 avril. Lors de ce congrès, l’annonce par le Premier ministre « d’un allégement du coût du travail pour les salariés permanents des exploitations agricoles, ceci pour les aider à lutter contre la concurrence, allemande en particulier » était très attendue.

Faire d’abord appliquer les lois européennes

« En lieu et place, le Premier ministre a expliqué au millier d’agriculteurs présents “en quoi cette question est complexe”, précisant que “les charges sont chez nous supérieures à celles de nos principaux concurrents, mais elles le sont parce qu’elles financent un pacte social plus solidaire et plus généreux qu’ailleurs. Voulons-nous affaiblir ce pacte ? Naturellement non ! Alors que la croissance repart dans notre pays avec comme principal moteur la consommation, je ne crois pas à l’opportunité d’une mesure générale de transfert des charges sociales” », rapporte le SNIV-SNCP. La « mesure de transfert de charges sociales ciblée sur certains produits et au profit de certaines professions », annoncée par le Premier ministre, est décrite comme « une porte de sortie » par le SNIV-SNCP. « Pour le SNIV-SNCP, dans le concert des distorsions de concurrence, tant que l’on n’obligera pas certains pays comme l’Allemagne à respecter la réglementation européenne, cela revient à faire payer au contribuable français la compétitivité des Allemands : pendant ce temps-là, ils continuent en toute impunité à embaucher une main-d’œuvre ressortissante des pays d’Europe de l’Est à des salaires de misère et en déguisant un vrai système illégal d’intérim généralisé en fausses prestations de service », conclut le syndicat. (ED)

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