Les dirigeants du G20, réunis en Chine, ont réaffirmé leur engagement en faveur du libre-échange et contre le protectionnisme, convenant aussi de mieux communiquer et distribuer les gains du commerce et de l’ouverture des marchés.
Notant avec « préoccupation » la faible progression du commerce et de l’investissement au niveau mondial, les chefs d’État et de gouvernement du G20, réunis à Hangzhou (Chine) les 4 et 5 septembre, se sont engagés à « promouvoir une économie mondiale ouverte ». Face à l’hostilité croissante à l’égard de la mondialisation, ils ont estimé que « le grand public doit être informé plus efficacement des bénéfices des échanges et de l’ouverture des marchés et que cette mesure devait être accompagnée de politiques nationales adéquates pour garantir une large distribution des bénéfices ».
Le G20 est déterminé à combattre « les attaques populistes » contre la mondialisation en mettant plus l’accent dans ses discours sur les bénéfices du commerce pour la population, a expliqué la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.
« Avancer » dans les négociations de l’OMC
« Nous nous engageons à avancer en priorité dans les négociations sur les questions restantes du programme de développement de Doha, notamment les trois piliers concernant l’agriculture (l’accès aux marchés, le soutien interne et la concurrence à l’exportation), l’accès aux marchés pour les produits non agricoles, les services, le développement, l’accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et les règles », ont souligné par ailleurs les dirigeants du G20 dans leur déclaration finale.
Ils ont aussi réaffirmé leur opposition à toute forme de protectionnisme et prolongé jusqu’à fin 2018 leur engagement de statu quo et de démantèlement des mesures restrictives.
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Enfin, le sommet de Hangzhou a « entériné les résultats » de la réunion des ministres de l’agriculture du G20 tenue le 3 juin (1) » et encouragé ces derniers à « se réunir régulièrement pour faciliter ensemble le développement agricole et les chaînes de valeur de produits alimentaires durables, notamment par l’innovation, le commerce et l’investissement responsable en matière technologique, institutionnelle et sociale ».
La présidence du G20 sera assurée par l’Allemagne en 2017 et par l’Argentine en 2018.
(1) Voir n° 3550 du 13/06/16
Résistante antimicrobienne : appel aux organisations internationales
Le sommet du G20 à Hangzhou a affirmé la nécessité de « rechercher des moyens ouverts à tous de lutter contre la résistance aux antimicrobiens » qui « représente une menace grave pour la santé publique, la croissance et la stabilité économique à l’échelle mondiale ». Il a « appelé l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’OCDE à rendre compte collectivement en 2017 des options pour faire face à ce problème, en incluant les aspects économiques ».